Quelqu’un a-t-il la solution aux problèmes du Canadien ?

Michel Therrien gesticulant derrière le banc de son équipe lors de la défaite de mardi contre Columbus
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Michel Therrien gesticulant derrière le banc de son équipe lors de la défaite de mardi contre Columbus

Après deux décevantes défaites en début de semaine contre les pauvres Blue Jackets de Columbus, le Canadien de Montréal a maintenant perdu plus de matchs (26) qu’il en a gagnés (24) cette saison. Qui aurait osé prédire un scénario aussi cauchemardesque alors que le 25 octobre au matin, l’équipe se pavanait avec un dossier parfait de neuf gains en autant de sorties ?

Quelque trois mois après ce flamboyant début de campagne, voilà pourtant la réalité à laquelle sont confrontés les hommes de Michel Therrien. Une réalité qu’ils ne pourront modifier avant une semaine au plus tôt, et devant laquelle personne ne semble détenir la moindre solution.

Même la sortie publique de Marc Bergevin jeudi dernier n’a rien réglé. Le directeur général du Canadien a eu beau dire qu’il prenait le blâme, que Therrien serait à son poste jusqu’à la fin de la saison et qu’il avait confiance en l’actuel groupe de joueurs, ceux-ci n’ont pu faire mieux que récolter deux points en trois matchs face à deux des plus mauvaises formations de la Ligue nationale de hockey.

Soit, le Canadien a livré une bonne première période face aux Maple Leafs de Toronto samedi. Ces derniers ont toutefois été meilleurs pendant les 40 dernières minutes de jeu, et le Tricolore a finalement eu besoin de cinq tirs de barrage pour glaner deux points au classement.

Les porte-couleurs de l’équipe sont quand même sortis revigorés de cette victoire, du moins publiquement, clamant à l’unisson avoir accompli de belles choses.

Et tout comme à la suite de la Classique hivernale au début du mois, ce gain devait servir d’assise, dans ce cas-ci en vue de la série aller-retour contre les Blue Jackets lundi et mardi, et permettre aux joueurs d’aborder la pause du match des étoiles dans un meilleur état d’esprit.

Mais les Blue Jackets, une formation amochée qui était privée de ses deux gardiens réguliers et même de son entraîneur-chef, sont parvenus à balayer leurs deux duels face au Canadien par un score cumulatif de 10-4.

Clichés

D’un match à l’autre, sur la glace, le Canadien récolte plus de tirs que ses rivaux — il l’a fait neuf fois en 11 rencontres en janvier et en autant d’occasions en décembre —, mais il a pourtant complété ces deux mois avec une fiche cumulative de 6-18-1. Il s’agit d’un taux d’efficacité de, 260, de loin le pire dans la LNH depuis le 1er décembre.

Et d’un match à l’autre, les joueurs répètent dans le vestiaire le même boniment qui se résume aux phrases suivantes, sorties de la bouche de Tomas Plekanec mardi soir : « Nous formons un bon groupe de joueurs. Nous travaillons fort et nous avons tous la volonté de réussir. Nous devrons revenir avec force, dans un nouvel état d’esprit. Nous devons trouver un moyen de marquer plus de buts. Nous allons rebondir, je le crois. »

Plekanec, Subban, Gallagher et compagnie ont beau débiter ces clichés, encore faudrait-il sentir une certaine conviction dans leur voix, ce qui manquait après le revers de mardi.

Et on ne sait même pas si la longue pause avant le retour au jeu mardi à Philadelphie — un autre match accessible, en principe — fera du bien à tout le monde dans l’entourage immédiat de l’équipe. « Nous l’espérons certainement », s’est contenté de répondre Therrien lorsque la question lui a été posée.

L’avenir a rarement été aussi sombre chez le Canadien.

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