Plekanec, comme dans le bon vieux temps…

Cette saison, Tomas Plekanec connaît un départ du tonnerre.
Photo: Darren Calabrese Associated Press Cette saison, Tomas Plekanec connaît un départ du tonnerre.

Tomas Plekanec, le joueur de toutes les missions chez le Canadien de Montréal, apprécie d’avoir à s’acquitter d’un rôle plus offensif jusqu’à maintenant cette saison. Il n’y a que sept matchs de joués, mais le vétéran joueur de centre avance que de jouer en compagnie d’Alex Galchenuyk et Pierre-Alexandre Parenteau lui rappelle les fructueuses saisons à l’attaque qu’il a connues avec Alex Kovalev en 2007-2008 et Michael Cammalleri en 2009-2010.

«C’est très semblable à ce que je vivais avec “Kovy” et “Cammy” dans le temps, a déclaré Plekanec jeudi après-midi au retour du Tricolore à l’entraînement. J’ai apprécié d’avoir à jouer un rôle plus offensif à l’époque et je l’apprécie maintenant.»

Plekanec a récolté 69 points en 2007-2008 et 70 en 2009-2010 — ses deux plus fructueuses saisons dans la Ligue nationale. Au cours de ces deux campagnes, Andrei Kostitsyn a complété les trios.

Cette saison, le Tchèque connaît un départ du tonnerre. Il se retrouve parmi les meilleurs marqueurs de la LNH avec quatre buts et quatre passes jusqu’à maintenant.

«C’est un bon début mais combien de matchs avons-nous joué?», a-t-il demandé, en faisant remarquer que la saison ne fait que commencer. «Je suis heureux de mes propres succès, mais également des succès de notre trio et de l’équipe. Comme début de saison, nous pouvons difficilement demander mieux, mais je répète qu’il ne s’agit que de sept matchs. Il nous faut continuer dans la même voie.»

C’est tout un changement pour le patineur natif de Kladno, qui a principalement arboré l’étiquette d’attaquant à caractère défensif au cours des deux dernières saisons. Jumelé au capitaine Brian Gionta à l’aile droite et tantôt aux Galchenyuk, Brandon Prust, Lars Eller, Michaël Bournival, Daniel Brière ou même Travis Moen à gauche, il a été l’incarnation de la polyvalence, en connaissant des saisons de 33 (en 47 matchs) et de 43 points (en 81 matchs).

«Peu importe le rôle qu’on me confie, je ne m’attarde pas à ça, a-t-il insisté. J’essaie toujours de faire de mon mieux et de m’acquitter de mes tâches dans le meilleur intérêt de l’équipe.»

Il attribue en grande partie les succès du trio au fait que son entraîneur, Michel Therrien, l’utilise plus souvent qu’autrement dans des situations de mises en jeu en zone offensive. «Je n’aurais jamais pensé qu’amorcer nos présences en territoire offensif ferait une grande différence de la sorte, a-t-il dit. Nous sommes plus en maîtrise de la rondelle et nous pouvons exercer une plus forte pression.»

Il y a aussi l’arrivée du vétéran Manny Malhotra qui le dégage de quelques missions en défense. Malhotra est utilisé à sa place au sein du premier duo d’attaquants en infériorité numérique ainsi que lors de mises en jeu importantes.

«Je me demande dans quelle mesure c’est un facteur puisque je fais partie du deuxième duo, a ajouté Plekanec. Cela dit, il apporte à l’équipe une contribution inestimable, surtout en raison de son efficacité sur les mises en jeu.»

Parenteau savait

Parenteau, pour sa part, aime jouer avec Plekanec, qu’il savait bon offensivement comme adversaire. «Il avait peut-être un rôle différent ces dernières saisons et il n’a peut-être pas eu des gars à caractère offensif comme ailiers. Je m’avance, peut-être suis-je dans l’erreur. Il est bon à l’attaque, mais il demeure très soucieux de son jeu en défense. Un joueur de centre dans la Ligue nationale, c’est comme un troisième défenseur. Ça nous accorde, à Alex et moi, plus de latitude à l’attaque.»

Le trio joue un rôle important dans les succès du Canadien, qui a remporté six de ses sept premiers matchs. Parenteau a dit que ses coéquipiers et lui gardent cependant les pieds sur terre. «C’est un bon début, mais nous savons que nous aurions pu perdre deux ou trois matchs de plus. Nous ne sommes pas au-dessus de nos affaires.»

Parenteau a fait remarquer que l’atmosphère au sein du groupe est «incroyable». Le party d’Halloween que les joueurs ont tenu mercredi, n’a fait que resserrer les liens.

«David [Desharnais] me disait justement aujourd’hui que ça fait changement par rapport aux autres débuts de saison. Les nouveaux venus sont heureux. Quand l’équipe a du succès, c’est facile d’avoir un bon esprit. Tout le monde est de bonne humeur et a du plaisir à se présenter à l’aréna.»

 

Markov bouche bée

Par ailleurs, le malaise de la journée a été créé par le défenseur Andrei Markov quand on l’a questionné au sujet de son partenaire de jeu Tom Gilbert.

«Euh, a-t-il balbutié pendant de longues secondes en cherchant ses mots. C’est encore tôt. Nous sommes en plein rodage. Nous cherchons à nous connaître. Je ne sais pas quoi vous dire de plus.»

Mardi, l’entraîneur Michel Therrien s’était dit «très satisfait» du rendement du nouveau venu Gilbert.

1 commentaire
  • François Dugal - Inscrit 24 octobre 2014 08 h 25

    Le véritable bon vieux temps

    Le bon vieux temps, c'est le trio Mondou-Lambert-Tremblay.
    Le hockey est devenu un jeu dénué de sens, joue par des mercenaires avides de gros sous.
    Le bon vieux temps ne reviendra jamais.