Tomas Plekanec signe un contrat de six saisons avec le Canadien

Tomas Plekanec se dit prêt à assumer un plus grand rôle de leader au sein du Canadien la saison prochaine.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Tomas Plekanec se dit prêt à assumer un plus grand rôle de leader au sein du Canadien la saison prochaine.

Au moment de l'échange qui a envoyé Jaroslav Halak à St. Louis la semaine dernière, la direction du Canadien de Montréal avait lancé le message clair qu'elle voulait garder à tout prix Tomas Plekanec, qui pouvait devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet.

Cela s'est concrétisé hier, alors que l'attaquant de 27 ans a accepté un contrat de 30 millions $US pour six ans.

«Je suis vraiment très heureux de demeurer à Montréal, a dit Plekanec en conférence téléphonique, à partir de son domicile à Kladno en République tchèque. Je suis emballé d'être de retour, et encore plus avec les succès que nous avons connus cette année.»

Comment a-t-il réagi à l'échange de Halak? «Ça se résume au fait que le hockey est une question d'affaires, a dit Plekanec. La situation des gardiens était en suspens, et tout le monde s'attendait à ce que l'un des deux quitte. La direction a décidé que ce serait Jaro. Je suis sûr que Carey est prêt à devenir le gardien numéro un de l'équipe.»

Plekanec vient de connaître sa meilleure saison, sa cinquième dans la LNH, avec un total de 70 points (25 buts et 45 passes) en 82 matchs.

«Je n'avais pas très bien fait la saison d'avant [20 buts, mais seulement 39 points en 80 matchs], a rappelé Plekanec. Je savais que je pouvais faire beaucoup mieux. Je voulais connaître un bon début de saison et devenir plus solide mentalement, et c'est ce qui est arrivé.»

Plekanec a terminé à égalité au 26e rang dans la LNH au chapitre des points, à égalité au 24e rang pour les passes (45) et à égalité au 16e rang pour les passes en avantage numérique (21). L'attaquant tchèque a aussi récolté 11 points dont quatre buts en 19 matchs en séries.

Comme principale raison qui l'a fait rester avec le Tricolore, Plekanec a parlé de la ville de Montréal et de ses fervents partisans. «La ville elle-même et les supporters de l'équipe, a-t-il mentionné. C'est devenu un cliché, mais c'est tellement vrai. N'importe quel joueur vous dira que Montréal est un endroit particulier où jouer. Je suis heureux de m'engager envers le Canadien. J'aime Montréal, et je voulais rester avec le club.»

Plekanec s'est par ailleurs dit prêt à assumer un plus grand rôle avec le CH. «Oui, certainement, a-t-il répondu à cette question. L'une de mes tâches sera de prendre une plus grande place parmi les leaders de l'équipe.»

Depuis ses débuts dans la LNH en 2003-2004, Plekanec totalise 254 points (103 buts, 151 aides) en 393 matchs en saison régulière.

Le Tchèque a été le choix de troisième ronde du Canadien, 71e au total lors du repêchage amateur de la LNH en 2001. Il a défendu les couleurs de la République tchèque aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010.

Mathieu Darche accepte un contrat d'une saison

Après avoir beaucoup roulé sa bosse en 10 saisons chez les professionnels, l'attaquant Mathieu Darche s'est habitué à vivre avec l'incertitude qui accompagne l'étiquette de joueur de soutien. Il était donc un homme comblé, hier midi, peu après avoir signé un contrat d'une saison avec le Canadien.

Certes, ce n'est pas le Pérou. Mais Darche, qui devenait joueur autonome sans compensation le 1er juillet, se réjouissait à l'idée d'être fixé aussi vite sur son avenir en vue de la prochaine saison. Il s'agit d'un contrat à sens unique de la Ligue nationale qui lui garantit un salaire de 500 000 $US.

«Mieux vaut tard que jamais, s'est exclamé le vétéran de 33 ans. C'est certain que c'est excitant, pour un gars de Montréal, de signer pour le Canadien. C'est une belle marque de confiance de la part de l'équipe.»
1 commentaire
  • Pierre Samuel - Abonné 23 juin 2010 10 h 38

    La proie pour l'ombre....

    La véritable «valeur» d'un joueur s'évalue normalement lors des séries éliminatoires. Est-ce le cas avec Thomas Plekanec?

    Bien compréhensible que Jarolav Halak ne voulait «plus rien savoir» de cette organisation devenue depuis longtemps plus habile à jeter de la «poudre aux yeux» à des partisans inconditionnels qu'à bâtir une équipe digne de ses valeureux exploits de jadis!