Plongeon - Fin de carrière pour Blythe Hartley

Blythe Hartley lors de la finale au tremplin de 3 m au Centre national aquatique. Elle a terminé au 4e rang. Il s’agissait de sa dernière compétition.
Photo: Agence Reuters Blythe Hartley lors de la finale au tremplin de 3 m au Centre national aquatique. Elle a terminé au 4e rang. Il s’agissait de sa dernière compétition.

Pékin — Blythe Hartley aurait bien aimé mettre fin à sa carrière avec une médaille olympique, mais la plongeuse de North Vancouver est restée à court, terminant l'épreuve du tremplin de trois mètres en quatrième place.

Les 374,6 points qu'elle a inscrits n'ont pas été suffisants pour la hisser sur le podium, dominé par la Chinoise Guo Jingjing, avec 415,35 points.

Jingjing obtenait une quatrième médaille d'or olympique en carrière, une deuxième à Pékin.

Sa compatriote Wu Minxia a pris la troisième place, avec 389,85 points. La Russe Julia Pakhalina s'est approprié l'argent avec une récolte de 398,6 points.

Hartley avait des chances de médaille après ses trois premiers plongeons, mais les 72 points que lui ont octroyés les juges après son quatrième plongeon l'ont sortie de la course.

Hartley a remporté une médaille de bronze au plongeon synchronisé, en compagnie d'Emilie Heymans, à Athènes. Elle est également une double championne du monde au tremplin d'un mètre, une épreuve qui n'est pas disputée aux JO.

Elle peut quitter en sachant qu'elle a offert la meilleure performance de sa carrière.

«Je n'avais jamais plongé avec autant d'émotions qui m'habitaient, a dit Hartley, 26 ans. Je suis fière de ce que j'ai réussi aujourd'hui. Je termine ma carrière avec ma meilleure performance aux Olympiques, et on ne peut pas demander beaucoup plus que ça.»

Hartley est une personne détendue hors des sites de compétition, mais elle est vulnérable au stress au moment de plonger.

Elle était classée quatrième au monde au tremplin de 3 m, avant les Jeux, mais un mauvais plongeon lui a valu la 10e place sur 12 qualifiées, en demi-finale samedi.

Ce qui a ajouté à son stress, à Pékin, a été le fait qu'elle en était à sa toute dernière compétition, après avoir dédié sa saison à son frère aîné Strachan, décédé l'an dernier des suites d'un lymphome non hodgkinien, à l'âge de 30 ans.

Hartley a dit qu'elle versait des larmes avant la finale, hier, et qu'elle n'avait pas considéré cela comme un bon signe.

Le directeur technique de Plongeon Canada, Mitch Geller, lui a dit de ne pas combattre ses émotions, de plutôt les accepter et de plonger avec elles.

«J'étais plus émotive que par le passé, mais c'est compréhensible, a dit Hartley. Cette dernière année a été incroyablement difficile pour moi. J'ai vraiment travaillé fort pendant toute l'année».

«J'ai commencé l'épreuve en étant très tendue, et pour le deuxième saut je me suis dit, "Tu dois changer quelque chose", et c'est ce que j'ai fait. J'étais très fière d'avoir su reconnaître comment je me sentais et d'avoir agi en conséquence.»

Hartley a réussi un excellent deuxième plongeon, ce qui l'a fait grimper de la septième à la troisième place, mais Wu lui a ensuite ravi cette position pour accéder au podium.

Dans l'immédiat, Hartley compte passer du temps avec sa famille, car elle vient de passer les derniers mois loin des siens à l'entraînement, à Calgary.

Le Canada conserve de réels espoirs de médaille dans deux épreuves de plongeon: le Lavallois Alexandre Despatie au tremplin masculin, à compter d'aujourd'hui, puis Emilie Heymans, de Greenfield Park, à la tour chez les dames, à partir de mercredi.

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