Le vélo électrique d'Uber débarque à Montréal

Les vélos JUMP, dont la roue avant est alimentée par un moteur de 350 watts, peuvent circuler jusqu’à 32 km/h et sont munis de trois vitesses.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les vélos JUMP, dont la roue avant est alimentée par un moteur de 350 watts, peuvent circuler jusqu’à 32 km/h et sont munis de trois vitesses.

Les vélos électriques en libre-service JUMP débarquent à Montréal. Depuis mercredi, plusieurs centaines de bicyclettes rouges, munies d’une assistance électrique, sont dispersées dans neuf arrondissements de la métropole. Montréal devient ainsi la première ville canadienne à accueillir ce nouveau service de la multinationale américaine Uber.

Est-ce vraiment un service pratique, agréable et facile d’utilisation ? Le Devoir s’est prêté au jeu et a testé cette nouvelle offre de mobilité.

Pour réserver un vélo, il faut se doter de l’application Uber, sélectionner l’onglet vélo, et ensuite naviguer sur la carte interactive pour réserver le vélo le plus proche. C’est comme pour réserver une FLEX de Communauto ou une Car2Go. Mais, à la différence de ces deux services qui offrent 30 minutes gratuites pour se rendre jusqu’au véhicule, l’utilisateur de JUMP paie pour la location du vélo dès le moment où il effectue une réservation.

Pour déverrouiller le cadenas attaché à la roue arrière, il suffit de scanner avec son téléphone le code QR sous le guidon et d’effectuer le paiement par l’application mobile. Toute cette procédure est relativement simple. Et un écriteau sur le vélo résume les étapes à suivre. Il en coûte 30 cents par minute pour louer un vélo JUMP, soit 9 $ la demi-heure.

En comparaison, le tarif du Bixi pour 30 minutes est de 2,95 $.

Avant d’enfourcher le vélo électrique, tous les utilisateurs doivent impérativement porter un casque. C’est la réglementation municipale qui l’exige. Uber n’en fournit pas pour des raisons logistiques et par crainte de vols, nous dit-on.

La tête bien protégée, on s’élance alorsdans la ville. Les premières secondes sont un peu déroutantes. Il faut s’adapter au poids du vélo et à l’assistance électrique qui se met en marche dès le moment où on commence à pédaler. Mais rapidement on y prend goût.

Pour avancer, il faut absolument pédaler, ce qui nous donne l’impression d’être actifs. Mais chaque coup de pédale est amplifié par l’assistance électrique. On acquiert donc une certaine vitesse rapidement et sans trop d’efforts. Vent en poupe, et la confiance blindée, on décide alors de s’attaquer à la côte Berri. En pédalant tranquillement, on gravit aisément le dénivelé, doublant au passage quelques cyclistes éreintés. Nul besoin de reprendre son souffle en haut de la pente ni d’essuyer son front. Pas mal.

Les vélos JUMP, dont la roue avant est alimentée par un moteur de 350 watts, peuvent circuler jusqu’à 32 km/h et sont munis de trois vitesses.

Pour mettre fin à la location du vélo, il faut absolument le verrouiller à un support municipal. Impossible donc de l’apporter jusque chez soi si on habite dans une rue résidentielle. Encore une fois, c’est la réglementation municipale qui impose ce modus operandi. Les contrevenants qui laisseront les vélos où bon leur semble s’exposeront à des amendes de 25 $, voire à un bannissement du service.

Selon la réglementation en vigueur, Uber dispose de deux heures, après un signalement, pour déplacer un vélo mal garé. Pendant la nuit ou les fins de semaine, ce délai s’étire à dix heures.

Contrairement aux Bixi, les vélos JUMP ne seront pas redistribués dans la ville au fil de la journée. Selon ce qui a été observé dans d’autres villes où le service JUMP est offert, le marché se stabilise et les vélos se dispersent adéquatement, nous assure Uber.

Une belle entrée en matière qui nous prépare à la prochaine étape : l’arrivée des trottinettes électriques.