Les voitures du REM résisteront à l’hiver québécois, promet CDPQ Infra

Chaque rame de quatre voitures, qui sont automatisées, permettra d’accueillir 128 passagers assis. On promet un service wifi, un plancher chauffant et de la climatisation.
Photo: CDPQ Infra Chaque rame de quatre voitures, qui sont automatisées, permettra d’accueillir 128 passagers assis. On promet un service wifi, un plancher chauffant et de la climatisation.

Les voitures du Réseau express métropolitain (REM) fabriquées par Alstom en Inde seront adaptées aux hivers québécois, a assuré la Caisse de dépôt et placement du Québec vendredi alors qu’elle dévoilait le design des voitures et des futures stations.

Les voitures de type Métropolis utilisées dans plusieurs pays seront dotées d’équipements destinés à affronter l’hiver montréalais. Ainsi, les seuils de portes et les planchers, de même que le pare-brise, seront chauffants afin d’éviter l’accumulation de glace ou de neige. Le vitrage sera double et le pantographe sera doté d’un grattoir à glace.

Pour s’assurer que les voitures se comportent bien dans le froid, des tests sont menés dans des chambres fermées avec des conditions extrêmes et, à compter de 2020, le matériel roulant sera mis à l’essai à Montréal.

« Nous sommes convaincus que les voitures vont bien répondre à notre hiver rigoureux », a indiqué Macky Tall, président et chef de la direction de CDPQ Infra, qui pilote le projet du REM pour la Caisse.

Les voitures seront dotées de sièges latéraux laisseront beaucoup de place pour le déplacement des passagers, mais une rame de 4 voitures ne comptera que 128 places assises. CDPQ Infra mise sur la réduction du temps du parcours et sur la grande fréquence des passages pour s’assurer d’une meilleure expérience pour les passagers.

Les voitures seront vertes et blanches selon le modèle « Saint-Laurent » choisi lors d’une consultation. Des éléments de design rappelleront les haubans du nouveau pont Samuel-De Champlain.

Les 26 stations, qui seront fermées pour protéger les usagers des intempéries, seront construites en bois et en verre afin d’offrir une luminosité naturelle. De plus, elles seront accessibles universellement.

Rappelons que le réseau du REM s’étendra sur 67 km et comportera 26 stations. Il reliera Brossard à Sainte-Anne-de-Bellevue, avec des liens vers l’aéroport Montréal-Trudeau et Deux-Montagnes. Sa mise en service est prévue pour 2021. Il roulera vingt heures par jour.

Il y a un an, l’octroi du contrat de 2,8 milliards de dollars pour l’achat des voitures avait suscité la controverse, puisque l’entreprise Alstom les fabriquera dans ses usines situées en Inde.

Prolongement ?

Alors que le REM n’est pas encore en service, CDPQ Infra travaille déjà au prolongement du réseau à la demande du nouveau gouvernement caquiste. « Nous sommes en train de tout mettre en place pour démarrer les études pour valider la faisabilité de ces projets d’expansion », a-t-il expliqué.

M. Tall a précisé que CDPQ Infra a dix-huit mois pour terminer les études et proposer des solutions au gouvernement.

La CAQ souhaite notamment étendre le REM à Laval et à Chambly, sur la Rive-Sud.