Avoir des enfants sans avoir de voiture, est-ce possible?

Les familles attachées à l’idée de ne pas utiliser la voiture doivent faire davantage d’efforts, mais aussi apporter des changements considérables dans leur routine.
Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Les familles attachées à l’idée de ne pas utiliser la voiture doivent faire davantage d’efforts, mais aussi apporter des changements considérables dans leur routine.

Moins « pratiques et flexibles » au quotidien que la voiture individuelle, les transports collectifs et partagés peinent à répondre aux besoins des familles, et ce, même dans les quartiers centraux montréalais. Et celles qui refusent coûte que coûte d’acquérir un véhicule doivent bouleverser d’autres sphères de leur vie pour continuer de voyager vert.

Quand Blaise Rémillard et sa conjointe ont décidé d’avoir un bébé, le Montréalais n’avait qu’une seule condition : ne pas acheter de voiture. « Je n’en ai jamais eu et, en toute franchise, c’est un point sur lequel je n’ai jamais vraiment été prêt à faire de concession, lance-t-il en riant. Pour moi, c’est un peu comme un devoir envers la planète, mais aussi envers mon enfant. »

Aujourd’hui papa d’un petit bonhomme de deux ans, l’homme de 36 ans tient le coup, mais admet tout de même qu’entre les allers-retours à la garderie, les courses hebdomadaires et la famille élargie établie en périphérie de la métropole, cette mobilité partagée n’est pas toujours facile à vivre au quotidien. Et c’est sans compter les retards fréquents des autobus et l’absence d’ascenseur dans la plupart des stations de métro. « On y arrive parce qu’on fait des efforts, mais surtout parce qu’on a fait des choix, insiste-t-il. On a fait des changements au cours des dernières années — comme celui de déménager dans un logement à proximité de plusieurs lignes de transport — afin de préserver notre mode de vie sans auto. »

De fait, à défaut de pouvoir compter sur des services toujours à la hauteur de ses besoins, Blaise Rémillard indique avoir, notamment, changé d’emploi depuis la naissance de son fils, préférant limiter au minimum les kilomètres à parcourir, quitte à sacrifier une partie de son salaire. « Avant, ça me prenait environ 45 minutes pour me rendre au travail en transport en commun, expose-t-il. Avec les arrêts matin et soir à la garderie, c’était devenu vraiment pesant. Maintenant, je travaille à distance de marche, c’est beaucoup plus simple et ça me permet, au final, de passer plus de temps avec mon garçon. »

Question de temps

Sa petite famille fait pourtant figure d’exception, la naissance des enfants sonnant souvent le glas de cette mobilité alternative. « C’est dommage, mais, que ce soit pour sa flexibilité, son côté pratico-pratique ou juste pour une question de temps, la voiture demeure l’option de prédilection des familles avec de jeunes enfants », souligne Marie-Soleil Cloutier, professeure à l’Institut national de recherche scientifique (INRS), qui travaille présentement sur un projet de recherche sur la mobilité quotidienne des familles à Montréal et à Gatineau. Personnellement, je me suis acheté une voiture après la naissance de ma seconde fille parce qu’avec la poussette, les bancs d’auto et les multiples arrêts… Je ne voyais plus le bout. Je manquais de temps ! »

Ceux qui hésitent à opter pour les modes de transports alternatifs — que ce soit l’autopartage, les transports collectifs ou les deux —, craignent, entre autres choses, d’alourdir leurs trajets quotidiens

C’est d’ailleurs bien généralement là que le bât blesse, note Elizabeth Mac Donald, finissante à la maîtrise en études urbaines à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), qui vient tout juste de terminer un stage de recherche sur les freins de l’autopartage dans les quartiers centraux montréalais. « Ce qu’on remarque c’est que, naturellement, ceux qui hésitent à opter pour les modes de transports alternatifs — que ce soit l’autopartage, les transports collectifs ou les deux —, craignent, entre autres choses, d’alourdir leurs trajets quotidiens, explique la jeune femme. Ils perçoivent cette mobilité comme étant moins spontanée, plus complexe à vivre au jour le jour. Et cette impression est exacerbée quand on ajoute le facteur « enfant ». » « La naissance d’un enfant engendre de nouvelles habitudes, renchérit Charles Beauvais, qui a travaillé à la collecte de données sur le projet sur la mobilité de l’INRS. Les lieux à visiter augmentent, les trajets sont parfois éclatés, la charge physique est plus lourde… Ça complique nécessairement l’organisation des transports. »
 

« Ça prend plus d’efforts, c’est certain, concède Patrick Lapierre, qui après avoir vécu longtemps sans voiture, a finalement cédé à l’appel de l’automobile peu de temps avant la naissance de son troisième enfant. On s’en sortait relativement bien quand les plus vieux étaient petits, mais la garderie, l’école, les activités parascolaires et tout le reste, ça devenait plus difficile à gérer. La voiture s’est imposée ! Comprenez-moi bien, on ne l’utilise pas tous les jours, mais c’est sécurisant de savoir qu’on y a accès quand on en a besoin. »

Angle mort

Il faut dire que les parents courent après leur temps et, que pour plusieurs, gagner ou perdre 15 minutes fait parfois toute la différence. « Des fois, c’est juste ce qu’il manque pour arriver à l’heure au travail ou éviter une énième crise du petit dernier, affirme Marie-Soleil Cloutier de l’INRS. Il faut être indulgent envers les familles parce que ce n’est pas nécessairement de la mauvaise volonté. Dans bien des cas, c’est tout simplement parce que les services disponibles ne sont pas adaptés à leur réalité quotidienne, et ceux qui y arrivent le font beaucoup par conviction. »

Une inadéquation qui, selon elle, s’explique en partie parce que les familles ne sont pas encore au coeur des priorités des opérateurs de transport, que ce soit les transports publics, comme la Société de transport de Montréal (STM), ou les services d’autopartage, comme Communauto et Car2Go. « Ce n’est pas leur public cible, rappelle Marie-Soleil Cloutier, en précisant d’ailleurs qu’il n’existe, à l’heure actuelle, que très peu de données sur la mobilité des familles. On ne sait pas vraiment comment elles se déplacent, ce dont elles ont besoin. C’est pour ça aussi qu’on les perd au profit de l’auto individuelle. »

Les services dispensés par la STM se sont néanmoins améliorés au fil du temps, le nombre d’autobus dotés de rampes ayant par exemple augmenté. Idem pour les ascenseurs qui, bien qu’encore rares dans les stations de métro, gagnent peu à peu du terrain. « Il y en a 14 [sur 68] à l’heure actuelle, mais on vise 31 d’ici 2022 », précise le porte-parole de la société de transport Philippe Déry.

 
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir À l’heure actuelle, 14 des 68 stations de métro de la STM sont dotées d’ascenseurs. La société de transport entend augmenter ce nombre à 31 d’ici 2022.

Dans un même ordre d’idée, Car2Go a bonifié, au cours de la dernière année et demie, sa flotte de véhicules pour y intégrer des voitures plus grosses,afin de répondre aux besoins « familiaux » de ses usagers. Le nombre de sièges pour enfant disponibles dans les véhicules de Communauto n’a également jamais été aussi élevé, rappelle Marco Viviani, vice-président et responsable du développement stratégique pour l’entreprise. « Nous sommes conscients des limites de nos services, précise-t-il. Mais l’idée est de cerner les besoins de nos usagers actuels — et potentiels —, pour pouvoir y répondre au meilleur de nos capacités. »

« C’est primordial que les opérateurs de la mobilité partagée commencent à réfléchir sérieusement à ces questions, souligne pour sa part Tania Gonzalez, la responsable des dossiers Transport, GES et Aménagement du territoire au Conseil régional de l’environnement de Montréal. Parce que là, on arrive au moment où cette génération de jeunes urbains qui semble enfin être moins encline à posséder une voiture commence à avoir des enfants. Il faut trouver une façon de leur parler, de les retenir dans la mobilité alternative. Surtout quand on sait que la première chose que, socialement, on vérifie auprès des nouveaux parents quand ils sortent de l’hôpital, c’est si le siège auto est conforme ! »

La mobilité en partage, entre voisins

De nombreuses familles optent pour une voiture parce que c’est pratique. Ça ne veut toutefois pas dire qu’elles l’utilisent sur une base quotidienne, bien au contraire. Ce qui les attire, c’est le fait d’avoir accès à une voiture plus que d’en posséder une, constate le collectif Solon. Le groupe citoyen, basé dans l’arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie, a décidé de mettre sur pied le projet LocoMotion, un service de partage de véhicules — moteurs ou non — entre voisins. Déployée à l’heure actuelle dans trois secteurs sous forme de projet-pilote, l’idée repose sur un partage des ressources (et des coûts) et une franche communication entre les usagers. Les résultats de la première phase devraient être rendus publics à l’automne prochain.

12 commentaires
  • René Cormier - Abonné 14 janvier 2019 08 h 06

    Par fanatisme, Luc Ferrandez et Marianne Giguère nient cette réalité des jeunes familles

    Au cours de l'année 2018, Marianne Giguère, Conseillère associée au développement durable et aux transports actifs au Plateau Mont-Royal et membre de la Commission des transport de la Ville, a piloté un règlement pour interdire le stationnement dans les cours privées sur le Plateau. Plusieurs jeunes familles se sont présentées lors de la consultation (ici obligatoire) et aux réunions du Conseil pour faire valoir leurs besoins qui sont ceux bien décrits dans cet article. La réaction de Marianne Giguère aux opposants: ''Vous êtes des climatosceptiques?". La réaction de Ferrandez: '' D'autres sont en faveur, seul un référendum peut régler la question". Pour ceux qui doutent, je les rèfère aux reportages de Radio-Canada, de TVA, et aux enregistrements des séances du Conseil du Plateau traitant de cette interdiction tous azimuts. Je suggère à ces chercheurs qui estiment ne pouvoir décrire ces besoins et surtout la façon d'y répondre de s'adresser à Marianne ou même à Luc Ferrandez qui leur expliquera comment le référendum pourrait les aider à comprendre et à trouver des solutions.

    • Jean Richard - Abonné 14 janvier 2019 10 h 15

      S'il fallait écouter tous les détracteurs de M. Ferrandez, on condamnerait un important quartier de Montréal à reculer. Les solutions à la sauce anti-Ferrandez seraient de transformer la rue Saint-Denis en autoroute Décarie, d'asphalter tous les parcs et jardins publiques pour en faire des stationnements, de reconvertir les pistes cyclables en stationnement ou en voies supplémentaires, et bien sûr, de réouvrir toutes les ruelles à la libre circulation des automobiles individuelles.
      Et les enfants ? Les terrains de jeu ne sont plus nécessaires : un iPhone suffit. Ça tient les deux pouces occupés et ça occupe peu d'espace. Alors, à quoi bon priver les automobilistes d'un espace vital pour le stationnement ?
      Les discrètes et timides mesures d'apaisement de la circulation automobile sur le Plateau pourraient avant longtemps s'imposer d'elles-mêmes, en double ou en triple. On ne cesse de le dire à gauche et à droite : la préservation de l'environnement impliquera, tôt ou tard, une remise en question de notre façon de vivre. Dans plusieurs villes européennes, on commence à comprendre et on impose des mesures nettement plus draconiennes que celles de M. Ferrandez.
      Et les jeunes familles ? Les enfants hyperactifs seraient de plus en plus nombreux. Pour combler leurs besoins de bouger, il leur faut de l'espace. Alors, sur une planète surpeuplée où l'homme n'aura plus le choix que de densifier son habitat, l'espace est devenu une denrée presque rare. Réserver l'espace à l'automobile plutôt qu'aux humains (dont les enfants) n'est sûrement pas l'usage le plus intelligent à faire de notre environnement.
      Il faudra bien un jour sortir de ce cercle vicieux : l'automobile a créé un problème et on en ajoute, pensant y trouver une solution.

  • Denis Marseille - Inscrit 14 janvier 2019 08 h 39

    Liberté!

    Ce qui me frappe le plus dans cet article est la culpabilité qu'ont les gens de mettre de côté des principes idéologiques afin de gagner un certain pragmatisme au quotidien. Ils se sentent coupables devant une norme social qu'ils s'imposent eux-mêmes. Le pragmatisme devrait offrir une liberté d'action mu par l'éthique et ce que pense les autres doit passer en second plan lorsque vient le temps de penser à sa famille. Un ami qui te reproche de changer pour le mieux de ta famille est le signal qu'il faut changer d'amis. Je pense que le bien-être qui découle de cette liberté et de ce temps gagné si précieux envers nos enfants vaut bien le sacrifice de certains principes auquel nous tenions lorsque l'immaturité de l'adolescence nous imposait de se laisser vivre au prix des efforts de nos parents. Je vous souhaite tout le bonheur qu'offre la joie d'être responsable envers vos enfants. Je ne parle pas de sacrifice ici, je parle d'offrande... Offrir le mieux selon les moyens qu'on a. Et ceux qui vous le reprochent sont, à mes yeux, encore au stade de l'adolescence. Et des juvéniles, il y en a de tous les âges.

    • Jean Richard - Abonné 14 janvier 2019 10 h 48

      Et la liberté des enfants ? Vous en faites quoi ?

      Je connais des gens qui habitent sur le Plateau-Mont-Royal et dont les enfants fréquentent des écoles de cet arrondissement. Parmi, il y en a, trop nombreux, qui ont des gamins de 10 ou même 12 ans à qui il est interdit d'aller ou de revenir de l'école par eux-mêmes. Et pourquoi ? Par crainte. Et quel est le plus grand facteur d'insécurité pour les piétons sur le Plateau ? L'automobile. Au nom du dieu et de l'idéologie automobile (véhiculée par l'omniprésente publicité dans les médias), on sacrifie la liberté et l'autonomie des enfants.

      « Un ami qui te reproche de changer pour le mieux de ta famille est le signal qu'il faut changer d'amis. »

      Primo, céder à la dépendance à la voiture individuelle est-il vraiment pour le mieux des familles quand on sait que les enfants des villes ont de moins en moins d'espace vital où ils peuvent apprivoiser l'autonomie et la liberté tout ça parce que l'espace est sacrifié à l'automobile ? Dans les années 50, les enfants s'appropriaient les ruelles et même certainnes rues. Un filet de hockey en plein milieu de la voie faisait partie du décor. Cette liberté a disparu.

      Segundo, changer d'amis parce qu'il y a désaccord sur certains points, c'est se faire l'apôtre de la pensée unique. Est-ce souhaitable ?

      Tertio, qualifier d'adolescents immatures ceux qui ne sont pas toujours d'accord avec nous, c'est un raccourci qu'il vaudrait mieux ne pas prendre, surtout quand le mot immature véhicule un sens moral qu'on n'a pas toujours intérêt à préserver. Pire, c'est un jugement de valeur sur toute une génération. La maturité de l'adolescence n'est pas de l'immaturité (au sens de mauvais comme vous nous le laissez voir).

    • Denis Marseille - Inscrit 14 janvier 2019 13 h 13

      Monsieur Richard,

      Le bon sens doit primer dans tout!

      Primo, la liberté individuelle fait encore parti de nos valeurs. Je n'ai pas de voiture mais je ne crie pas contre ceux qui en ont et surtout pas les gens qui ont des enfants. Une urgence et la faculté de trainer sa commande, qui est beaucoup plus volumineuse que celle d'un vieux célibataire, rend un véhicule pratique. Un sac de hockey aussi est encombrant dans l'autobus... Du moins beaucoup plus qu'un I phone.

      Secundo, on change d'amis lorsque ceux-ci te demandent de sacrifier ta famille... Qualifier d'amis se genre de personne est déja trop à mes yeux.

      Et tertio, vous dites «ne pas être d'accord» lorsque j'ai écrit «reprocher»... Vous êtes malheureusement l'exemple typique de gens que je ne veux pas fréquenter. Mais je me fais un devoir de répondre à tous sans exceptions quelque soit vos convictions. Je suis fier de moi, je suis rester poli...

  • Sonia Lefeu - Abonnée 14 janvier 2019 11 h 36

    Autopartage

    Au début, cet article m'a déplu car il m'a donné l'impression de dire : "quand vous aurez un enfant, vous y viendrez à la voiture !" Alors qu'il me semble que personne n'a besoin qu'on encourage les gens à acheter des voitures, à part les constructeurs automobiles et leurs actionnaires.
    Cependant, en poursuivant ma lecture, j'ai compris que l'auteur voulait souligner l'inadéquation de l'offre de transports publics à Montreal avec les besoins et problématiques (ex : poussette) des familles. Ce qui est réel et important à diffuser.
    En revanche, je ne vois pas en quoi l'autopartage tel que proposé, par exemple, par Communauto ne comble pas ces besoins. Nous sommes une famille avec trois enfants et pas d'autos et nous trouvons que l'autopartage complète bien l'utilisation des transports publics.
    Mais il est vrai que nous avons depuis longtemps fait certains choix : nous loger près d'une station de métro, des écoles et commerces, privilégier les offres d'emploi proches géographiquement. Ensuite, les gens nous demandent souvent comment nous faisons avec les 25 kilos de courses par semaine ? Et bien, nous nous faisons livrer !
    En conclusion, je dirais donc que les clés de la transition vers une mobilité et un mode de vie "durables", c'est d'abord réduire les km que les gens doivent faire quotidiennement, et cela concerne donc nos pouvoirs publics en charge de l'urbanisme, et ensuite l'amélioration de l'offre des transports collectifs.

    • Denis Marseille - Inscrit 14 janvier 2019 13 h 26

      Le problème est que les places sont limitées pour bien se loger à proximité de tout à Montréal et elles sont très dispendieuses. Bravo madame pour vos efforts. Le problème est que Montréal est comme Rome, Tout les chemins nous mènent là. Le jour où la rive nord et sud seront reliées. Montréal se videra. Molson part et d'autres compagnies quitteront aussi dans les dix prochaines années. Montréal se videra encore parce qu'elle est devenu invivable économiquement. Vous aurez de beaux quartiers paisibles où les écureuils pourront jouer dehors sans se faire écraser et les enfants pourront jouer dans la ruelle mais ça, bonne chance, même en campagne ils ne vont plus jouer dehors...

  • Carole Foisy - Abonné 14 janvier 2019 12 h 49

    Possible, mais il faut se permettre certains accommodements

    C'est une jeune grand-mère qui vous parle et qui se rappelle ce qu'elle a fait en 1987, alors que notre premier fils avait deux ans ; nous avons acheté une voiture usagée. Une Lada rouge. Pourquoi? Parce que l'opportunité s'est présentée et que ça nous a facilité la vie. Cependant, de tout temps, nous avons essayé de favoriser la marche, la bicyclette, le transport en commun et ce n'est pas d'avoir des enfants qui a posé obstacle à cette orientation. Aussi, quand les 3 enfants ont atteint l'âge d'avoir leur passe d'autobus et que nous étions à payer une voiture, des passes de transport en commun, taxis, etc. on a laissé tomber l'auto et opté pour l'autopartage (voiture de la grand-mère paternelle partagée) et le transport en commun. On gardait l'option du taxi, surtout en fin de soirée pour les sorties en ville. Cela a duré 8 ans, puis, pour notamment être en soutien à la grand-mère paternelle ayant atteint un âge très honorable, on a racheté une voiture...usagée et peu gourmande. Idéalement, nous nous départirons de la voiture ou irons vers un véhicule électrique. Notre clé est sans doute d'habiter un quartier ayant un bon nombre d'options en transport en commun.

  • Sylvain Auclair - Abonné 14 janvier 2019 12 h 54

    Je l'ai fait

    J'ai élevè deux enfants, en garde partagée, â Montréal, sans voiture. Ai été abonné à Communauto pour certaines sorties de fin de semaine ou pour les vacances, mais aucune auto au quotidien.