Comment évolue le taux de positivité des tests au Québec?

Chaque jour, on rapporte le nombre de nouveaux cas de COVID-19 détectés au Québec. Pour y percevoir une tendance, il est nécessaire de considérer les données de plusieurs jours consécutifs. Une autre manière d’interpréter le dépistage est de calculer le taux de positivité des tests. Le graphique ci-dessous présente ce pourcentage, tel que calculé par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Graphique montrant le nombre de résultats de tests de COVID-19 et le taux de positivité au fil du temps
Données: Institut national de santé publique du Québec

Pour établir le taux de positivité, l’INSPQ considère les « cas confirmés » et les « cas infirmés ». Il divise le premier groupe par la somme des deux.

  • Cas confirmé: une personne ayant reçu un résultat de test positif. Ce cas est compté une seule fois par « épisode infectieux », c’est-à-dire par période de 90 jours qui s’amorce après le premier test positif, même s’il reçoit d’autres résultats positifs.
  • Cas infirmé: une personne ayant reçu un résultat de test négatif. On ne compte pas les résultats négatifs obtenus lors de chaque «épisode infectieux».

Ainsi, l’INSPQ compte essentiellement le pourcentage de positivité chez les personnes qui, ne sachant pas si elles sont infectées, passent un test de dépistage. On exclut le suivi des personnes qui se savent atteintes.

Du premier coup d’oeil, on voit que le taux de positivité a atteint des sommets inégalés au printemps 2020. Le nombre de tests était toutefois peu élevé, car la campagne de dépistage n’était pas encore rodée. Des gens vraisemblablement atteints de la COVID-19 avaient comme instructions de ne pas passer de test. Mieux vaut donc prendre le taux de positivité de la première vague avec un grain de sel.

Pour ce qui est de la deuxième vague, on constate que le taux de positivité a rapidement bondi en septembre. Il a ensuite continué sa croissance tout l’automne, avant d’exploser en deux pics distincts dans le temps des Fêtes. Il est toutefois essentiel de noter que ces deux pics, où la positivité était d’environ 11%, coïncident avec des réductions momentanées du nombre de tests de dépistage réalisés, à Noël et au Jour de l’An. La réduction subséquente se poursuivra-t-elle? C’est ce qu’on verra à mesure que les laboratoires achemineront leurs résultats dans les prochains jours.

Ce texte est tiré de notre infolettre «Le courrier du coronavirus» du 18 janvier 2021. Pour vous abonner, cliquez ici.