Les Canadiens pourraient être vaccinés plus tôt que prévu

Un troisième type de vaccin — celui d’AstraZeneca — vient d’être approuvé au Canada.
Photo: Hannibal Hanschke/Pool via Associated Press Un troisième type de vaccin — celui d’AstraZeneca — vient d’être approuvé au Canada.

Justin Trudeau ne veut pas faire de faux espoirs aux Canadiens pour l’instant, mais il s’est permis de reconnaître mercredi que le Canada pourrait parvenir à vacciner toute sa population avant la fin septembre si les livraisons de vaccins continuent d’aller bon train.

Le président américain Joe Biden annonçait mardi que tous les Américains seront finalement vaccinés d’ici la fin mai, plutôt que la fin juillet. Le premier ministre canadien a été pressé de préciser son propre échéancier, alors qu’un troisième type de vaccin — celui d’AstraZeneca — vient d’être approuvé au Canada et qu’on attend probablement l’approbation de deux autres — Johnson & Johnson et Novavax.

« Nous sommes très optimistes que nous parviendrons à accélérer certains de ces calendriers », a confié M. Trudeau.

Il s’en est toutefois tenu au conditionnel, en expliquant que le Canada n’est pas à l’abri de nouveaux délais de livraison ou de production de vaccins. « Nous continuerons à faire face à ce genre de défis. C’est notamment pour cette raison que nous avons fait l’effort délibéré de conclure des ententes avec davantage de compagnies que plusieurs autres pays », a fait valoir le premier ministre.

Le comité consultatif national de l’immunisation du fédéral a en outre officiellement recommandé mercredi que les provinces attendent bel et bien jusqu’à quatre mois avant d’injecter une seconde dose de vaccin à leur population. Ce qui permettra « dans le contexte de l’offre limitée de vaccins » de maximiser plus rapidement le nombre de personnes immunisées avec une première dose et de « créer des possibilités de protection de l’ensemble de la population adulte dans un délai court », a stipulé le CCNI dans son avis.

Le Québec et la Colombie-Britannique avaient déjà retardé l’administration d’une deuxième dose de vaccin, à trois et quatre mois respectivement. L’Alberta et l’Ontario songeaient à faire de même.

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