Vegpro nie devoir fermer en raison d’une éclosion de COVID-19

La compagnie Vegpro International fait face actuellement à une deuxième éclosion de COVID-19 parmi les employés de son usine d’emballage de Saint-Patrice-de-Sherrington en Montérégie.
Photo: Jonathan Nackstrand Agence France-Presse La compagnie Vegpro International fait face actuellement à une deuxième éclosion de COVID-19 parmi les employés de son usine d’emballage de Saint-Patrice-de-Sherrington en Montérégie.

Aux prises actuellement avec une deuxième éclosion de COVID-19 parmi les employés de son usine d’emballage à Saint-Patrice-de-Sherrington, en Montérégie, la compagnie Vegpro International a nié vendredi avoir reçu une ordonnance de fermeture de ses activités à la suite de la visite des inspecteurs en santé et sécurité du travail.

« Contrairement à ce que laissent entendre certaines informations véhiculées dans les médias, Vegpro n’a pas reçu d’ordre de fermeture. Ainsi, toutes les activités de production et de livraison se poursuivent normalement », a déclaré l’entreprise.

L’inspecteur de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) et le représentant de la Direction de la santé publique de la Montérégie qui ont visité les installations de Vegpro International jeudi ont conclu que les mesures sanitaires répondaient aux normes en vigueur et qu’il n’y avait pas lieu de procéder à l’arrêt des activités. Trois recommandations ont toutefois été formulées, notamment le réajustement de la disposition de la cafétéria afin d’éliminer deux endroits où la distanciation n’était pas optimale, le renforcement de la distanciation dans le secteur des casiers et le port du masque de façon optimale par tous les employés.

« La santé et la sécurité de nos employés sont ce qu’il y a de plus important pour nous et nous souhaitons qu’ils puissent effectuer leur travail dans un environnement sécuritaire. Si des améliorations peuvent être faites, l’entreprise les mettra en œuvre dans les meilleurs délais », soutient le vice-président exécutif des ventes et du marketing, Luc Prévost.

« Il y a eu confusion dans certains médias, mais à aucun moment nous avons reçu d’ordonnance de fermer l’entreprise. Bien qu’il y ait un ralentissement des activités associé au nombre limité d’employés disponibles pour opérer les lignes, elle demeure ouverte et en production », a-t-il réitéré au téléphone au Devoir vendredi après-midi.

La CNESST déclare continuer à offrir un accompagnement soutenu à l’employeur et à suivre la situation de très près en collaboration avec la Santé publique.

« Les inspecteurs ont constaté aux endroits visités que les mesures de prévention sont en place dans l’usine et les aires communes. Ils ont donc autorisé le maintien de l’ouverture sous des conditions sévères, cependant, un protocole doit être respecté. Il doit y avoir un dépistage massif. On procédera à des vérifications à l’entrée et on refusera l’accès à tout employé infecté. Des surveillants et des caméras assureront le respect des mesures sanitaires », lit-on dans son communiqué.

Le coordonnateur du Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ), Michel Pilon, aurait reçu de son côté des informations de certains employés en confinement actuellement. « Des travailleurs confinés qui font de la fièvre se plaignent de ne pas avoir accès à des médicaments. Il faudrait que l’employeur s’organise pour fournir les médicaments et la nourriture dont les employés malades et en attente de résultats ont besoin », a-t-il affirmé.

La compagnie Vegpro International fait face actuellement à une deuxième éclosion de COVID-19 parmi les employés de son usine d’emballage de Saint-Patrice-de-Sherrington en Montérégie, dont plusieurs dizaines d’employés locaux et étrangers temporaires (guatémaltèques et mexicains) ayant été déclarés positifs ou étant en attente des résultats du dépistage se trouvent actuellement en confinement.

L’été dernier, l’employeur avait enregistré le plus grand foyer d’éclosion rapporté dans une ferme de la province, soit une trentaine de cas de travailleurs locaux et étrangers infectés par la COVID-19.

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