Les ratios ne sont pas sécuritaires en CHSLD dans plusieurs régions, selon la FIQ

<p>Pour illustrer la situation, des membres de la FIQ se sont rendus tôt en matinée sur le terrain du Centre d’hébergement René-Lévesque, à Longueuil, pour y installer 125 effigies représentant autant de patients de CHSLD. Par la suite, une professionnelle en soins a simulé sa tournée de soins en mettant en évidence la surcharge de travail que représente un tel nombre de patients pour elle.</p>
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

Pour illustrer la situation, des membres de la FIQ se sont rendus tôt en matinée sur le terrain du Centre d’hébergement René-Lévesque, à Longueuil, pour y installer 125 effigies représentant autant de patients de CHSLD. Par la suite, une professionnelle en soins a simulé sa tournée de soins en mettant en évidence la surcharge de travail que représente un tel nombre de patients pour elle.

La Montérégie-Est détient la palme des pires ratios soignants-patients, selon la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui dévoilait mercredi son palmarès des CHSLD de la province.

Pour illustrer la situation, des membres de la FIQ se sont rendus tôt en matinée sur le terrain du Centre d’hébergement René-Lévesque, à Longueuil, pour y installer 125 effigies représentant autant de patients de CHSLD. Par la suite, une professionnelle en soins a simulé sa tournée de soins en mettant en évidence la surcharge de travail que représente un tel nombre de patients pour elle.

Selon la FIQ, les ratios ne sont pas sécuritaires en CHSLD dans de nombreuses régions du Québec.

Le syndicat a offert trois établissements en exemple : le Centre d’hébergement Saint-Maurice, en Mauricie / Centre-du-Québec, avec un ratio de 180 patients pour une infirmière auxiliaire et deux infirmières (de nuit) ; le Centre d’hébergement René-Lévesque en Montérégie-Est avec un ratio de 224 patients pour deux infirmières auxiliaires et une infirmière (de nuit) ; et le Manoir-Trinité en Montérégie-Est avec un ratio de 119 patients pour une infirmière auxiliaire (de nuit).

« (Les infirmières) ont une charge de travail inhumaine et leurs responsabilités professionnelles sont énormes. Elles sont confrontées à faire des choix en priorisant certains soins plutôt que d’autres. Ce qui va à l’encontre de leur éthique professionnelle et leur fait porter un poids bien trop lourd sur leurs épaules », a déclaré par communiqué la présidente de la FIQ, Nancy Bédard.

« L’hécatombe vécue ce printemps en CHSLD à cause de la COVID-19 ne doit jamais se reproduire. Le gouvernement doit accélérer les discussions pour diminuer la surcharge de travail, ce qui permettra de garantir la qualité et la sécurité des soins à la population », a-t-elle aussi indiqué.

Lors d’un point de presse, mardi, le premier ministre François Legault s’est dit prêt à « tout faire » pour réduire la charge de travail des infirmières. Mais il a prévenu qu’il ne pourrait le faire en offrant en même temps des augmentations de salaire plus élevées que l’inflation.

Il a ajouté que former une infirmière, ou même une infirmière auxiliaire, ne pouvait se faire en quelques mois, comme cela a été fait pour les préposés aux bénéficiaires.