Fin du confinement obligatoire pour la communauté juive Tosh de Boisbriand

Le 29 mars dernier, la direction de la santé publique des Laurentides avait ordonné le confinement strict des 4000 membres de la communauté juive orthodoxe Tosh à Boisbriand.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le 29 mars dernier, la direction de la santé publique des Laurentides avait ordonné le confinement strict des 4000 membres de la communauté juive orthodoxe Tosh à Boisbriand.

Le confinement obligatoire imposé le mois dernier à la communauté juive ultraorthodoxe Tosh de Boisbriand a pris fin mardi.

« Le ministère de la Santé et des Services sociaux, sous la recommandation de la direction régionale de la santé publique des Laurentides, a décidé de mettre fin au confinement à compter du 21 avril. Dorénavant, vous êtes tenus de suivre les mêmes directives que les résidents des autres secteurs de Boisbriand », peut-on lire dans un arrêté ministériel signé par la ministre de la Santé, Danielle McCann, envoyé à la communauté lundi.

Le 29 mars dernier, la direction de la santé publique des Laurentides avait ordonné le confinement strict des 4000 membres de cette communauté pour une période de 14 jours — prolongé par la suite — après la découverte d’une éclosion de cas de coronavirus au sein de la communauté.

Il y a eu 22 fois plus de cas confirmés parmi ses membres que dans l’ensemble de la municipalité régionale de comté (MRC) des Laurentides, a précisé mardi le cabinet de la mairesse Marlene Cordato. Malgré le grand nombre de personnes ayant contracté le virus, aucune d’entre elles n’a dû être hospitalisée et aucun décès n’est à déplorer.

« Une baisse du nombre de cas de COVID-19 a été remarquée dans le secteur visé par l’ancien confinement depuis plusieurs jours et ceci fait en sorte que ce secteur précis de la ville de Boisbriand se compare désormais davantage à la MRC Thérèse-De Blainville, ce qui explique la levée du confinement », a indiqué le CISSS des Laurentides. La santé publique a donc jugé que le risque de propager le virus à cet endroit n’est pas plus grand qu’ailleurs.

Le barrage policier qui avait été érigé au principal point d’entrée de la communauté a ainsi été démantelé mardi midi.

Comme l’indique l’arrêté ministériel, les résidents du secteur pourront désormais sortir du périmètre qui leur avait été imposé ces trois dernières semaines. Ils devront également suivre les consignes imposées à l’ensemble des Québécois, soit limiter leurs déplacements, garder une distance de deux mètres les uns des autres et se mettre en quarantaine volontaire au moindre symptôme associé à la COVID-19.

Avec La Presse canadienne

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