Surveillance par caméra pour la COVID-19 à l’Hôpital juif de Montréal

Selon l’établissement, l’usage de caméras de surveillance sera limité aux deux nouvelles ailes vouées aux soins intensifs.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Selon l’établissement, l’usage de caméras de surveillance sera limité aux deux nouvelles ailes vouées aux soins intensifs.

L’Hôpital juif de Montréal limitera l’usage de caméras de surveillance dans les chambres des patients atteints de la COVID-19.

À la suite d’un article du Devoir qui signalait les inquiétudes soulevées par l’usage de ce dispositif de surveillance, tant parmi le personnel que parmi les patients, l’établissement indique que la mesure sera limitée aux deux nouvelles ailes vouées aux soins intensifs. Les caméras en question « sont en mode “visionnement” et non en mode “enregistrement” », indique l’Hôpital juif en réponse aux inquiétudes soulevées par la possibilité d’un monitorage prolongé.

« Le patient [ou sa famille] a le choix d’accepter ou de refuser la mise en fonction d’une caméra. Le seul but de ces caméras est le monitorage des patients. Il n’est donc pas question de pallier un manque de personnel médical », comme le craignent les syndiqués.

Les syndiqués n’ont appris l’installation de ce dispositif qu’une fois celui-ci installé.

Les services de communications de l’hôpital tout comme les membres du syndicat ont confirmé au Devoir que des caméras ont bel et bien été installées. Cette pratique d’installer des caméras « est aussi utilisée dans certains hôpitaux américains », signalait l’hôpital, en faisant référence à la Cleveland Clinic et en indiquant, du même souffle, ignorer « ce qui se fait ailleurs au Québec ».

Patricia M. Gagné, la directrice générale du Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU), s’est dite très surprise et préoccupée par cette annonce. « En tant que gardien des droits des usagers, le RPCU doit s’inquiéter du fait que des caméras ont été placées dans la chambre de personnes atteintes de la COVID-19 vivant leurs derniers moments aux soins palliatifs », avait-elle soutenu.

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