Coronavirus: la ministre McCann réfléchit à un plan en santé mentale

La ministre de la Santé, Danielle McCann
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne La ministre de la Santé, Danielle McCann

La ministre de la Santé, Danielle McCann, travaille actuellement sur un plan pour offrir plus de ressources en santé mentale aux personnes fragilisées par les effets anxiogènes et déstabilisants du coronavirus.

La ministre « a une grande préoccupation » à ce sujet, a indiqué vendredi son attaché de presse Alexandre Lahaie.

Quelle forme cela prendra-t-il ? Ajoutera-t-on des infirmières, des psychologues ou des travailleurs sociaux dans les services de première ligne ? Dans l’affirmative, où les trouvera-t-on ? Le cabinet n’était pas en mesure de le préciser vendredi.

Plus tôt cette semaine, le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (CIUSSS) a noté « une augmentation des préoccupations liées [à la] COVID-19 auprès de la clientèle en santé mentale ». « Un ajout de ressources sera effectué pour répondre à la demande et des communications leur seront transmises par les intervenants », a indiqué son porte-parole Mathieu Boivin.

« C’est certain que pour les gens qui vivent déjà avec de l’anxiété, on en ajoute une couche », résume le directeur de l’organisme Revivre, qui vient en aide aux personnes qui souffrent de dépression, de bipolarité et d’anxiété, Jean-Rémy Provost. « On a senti vraiment une augmentation du nombre de demandes de soutien et de demandes d’information », a-t-il dit.

Jusqu’à présent, les gens qui composaient le 811 pouvaient avoir accès à des ressources psychosociales. Or, la ligne est désormais surchargée et le gouvernement recommande aux gens d’utiliser une autre ligne, le 1 877 644-4545.

Au service 211 du Grand Montréal qui donne des informations sur les services sociocommunautaires, on a aussi noté une hausse des appels ces derniers jours. « Dans la plupart des cas, c’était des gens qui n’arrivent pas à avoir la ligne au 811 et qui cherchent à avoir des rendez-vous en clinique », a expliqué la directrice des communications, Lucie Kechichian.