Toujours aucun cas répertorié au Québec, dit la santé publique

Le Québec a déjà pris toutes les mesures requises pour empêcher la maladie de se propager, insiste le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda.
Photo: Michael Monnier Archives Le Devoir Le Québec a déjà pris toutes les mesures requises pour empêcher la maladie de se propager, insiste le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda.

À ce jour, au Québec, il n’existe aucun cas répertorié d’une personne ayant contracté le coronavirus.

L’information a été fournie jeudi par le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda, qui s’est montré rassurant, en faisant le point sur la situation à travers le Québec.

Depuis le début de la semaine, quatre personnes ont été sous investigation et tous les tests réalisés se sont révélés négatifs, a-t-il dit.

Et si jamais on découvrait qu’une personne a effectivement contracté le virus potentiellement mortel, le Québec ne serait pas pris au dépourvu, ayant déjà pris toutes les mesures requises pour empêcher la maladie de se propager.

Les principaux symptômes du coronavirus sont la fièvre, la toux et des difficultés respiratoires. Ils apparaissent dans les 14 jours suivant la contamination. Les personnes ayant une condition médicale antérieure, telle qu’une maladie cardiaque ou pulmonaire, seraient plus à risque de contracter le coronavirus.

M. Arruda a exhorté la population à ne pas céder à une peur irrationnelle et non fondée, alors que la Chine multiplie les mesures draconiennes visant à contenir l’éclosion.

« L’inquiétude, je peux vous dire, ça se transmet pas mal plus vite que n’importe quel microbe, a-t-il déclaré en point de presse. La peur, c’est une très mauvaise conseillère, et la peur fait faire des affaires qui n’ont pas de christ de bon sang, mais c’est humain. Je ne peux pas dire que les gens sont fous, ils sont juste normaux, c’est la peur qui fait ça. La peur, c’est une épidémie. »

Il cite en exemple l’achat massif au Québec de masques, qui pourtant peuvent nuire à la santé, dit-il. Une personne qui n’est pas infectée qui porterait le masque ne ferait qu’accumuler des sécrétions et finirait par se contaminer.

Les masques peuvent nuire

Selon lui, les masques devraient être réservés au personnel soignant et aux patients chez qui une infection est suspectée. Ceux dans la population qui sont inquiets peuvent se laver les mains plusieurs fois par jour et pratiquer l’hygiène respiratoire, c’est-à-dire tousser dans leur coude, par exemple, a-t-il expliqué.

« Si le masque était une mesure de prévention significative, je le recommanderais, a insisté l’expert en santé publique. Pourquoi je me priverais d’une chose simple qui pourrait aider ? Mais ça peut nuire, au contraire. »

Il a également déploré que des parents choisissent à l’heure actuelle de retirer leurs enfants des écoles où il y a des élèves d’origine asiatique. « Il n’y a aucune raison, s’est-il exclamé. On ostracise des enfants, on dit à l’enfant : “Il faut avoir peur des Chinois !” »

Au Québec, comme ailleurs dans le monde, des instructions ont été données par les autorités gouvernementales pour détecter d’éventuels cas problèmes dans les aéroports et dans les salles d’urgence des hôpitaux.