Création d'un centre pour adapter les médicaments aux enfants

La création du « Centre de formulations pédiatriques » du CHU Sainte-Justine a été rendue possible par un don privé de la famille Rosalind et Morris Goodman.
Photo: Michael Monnier Le Devoir La création du « Centre de formulations pédiatriques » du CHU Sainte-Justine a été rendue possible par un don privé de la famille Rosalind et Morris Goodman.

Le CHU Sainte-Justine annonce la création d’un centre de recherche appliquée dont la mission sera d’adapter différents médicaments aux besoins des enfants de tous âges.

Cette unité, qui regroupera notamment des pharmaciens cliniques, pharmacologues et experts en affaires réglementaires, travaillera en partenariat avec les compagnies pharmaceutiques afin de développer pour une utilisation à grande échelle des formats pédiatriques pour divers médicaments.

L’administration de médicaments à des enfants présente régulièrement des défis considérables tant pour les médecins que pour les parents et ces défis sont malheureusement trop souvent réglés à la pièce.

Ainsi, par exemple, donner à un enfant un médicament qui a été conçu pour un adulte peut obliger à couper un comprimé en quatre ou en huit, une tâche imprécise qui génère toutes sortes de risques liés au dosage ou à la contamination, entre autres.

L’objectif des chercheurs sera de trouver des solutions pour adapter les médicaments aux besoins pédiatriques applicables à grande échelle et de les arrimer aux contraintes réglementaires non seulement au Canada, mais aussi aux États-Unis et en Europe, notamment.

Fait à noter, la création du « Centre de formulations pédiatriques » du CHU Sainte-Justine a été rendue possible par un don privé de la famille Rosalind et Morris Goodman, dont l’ampleur n’a pas été rendue publique.

La docteure Catherine Litalien, pédiatre intensiviste et directrice du nouveau centre, a fait valoir que, chaque année, environ la moitié des sept millions d’enfants canadiens prennent au moins un médicament sur ordonnance, une proportion qui est encore plus élevée chez les tout-petits de moins d’un an.

1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 23 février 2016 08 h 36

    Enfin

    J'aurais cru que ça aurait été fait il y a longtemps. Couper une aspirine en 4 ou en 8, essayez!