Légale, la gestion des rendez-vous médicaux par le privé?

En quelques mois, une centaine de cliniques ont confié la gestion de leurs rendez-vous à Bonjour Santé.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir En quelques mois, une centaine de cliniques ont confié la gestion de leurs rendez-vous à Bonjour Santé.

La Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) n’a pas encore déterminé si le service est légal, mais Bonjour Santé ambitionne déjà d’étendre son service de gestion des rendez-vous médicaux à l’ensemble des cliniques médicales du Québec.

En quelques mois, une centaine de cliniques ont confié la gestion de leurs rendez-vous à Bonjour Santé. Le service marquera son premier anniversaire en avril, et déjà, la compagnie a accordé un demi-million de consultations.


Pour les patients des cliniques participantes, le service téléphonique automatisé, gratuit, permet d’obtenir une place. Mais quand l’agenda de la clinique affiche complet, le système invite les patients à consulter le site Web, dont le service, lui, coûte 15 $ par rendez-vous.


« On veut offrir notre service à toutes les cliniques médicales du Québec, le besoin est là !, dit la vice-présidente Annie Blanchette. On envisage de doubler le nombre de cliniques assez facilement à court terme. »


Les mêmes cliniques participent au service gratuit et au service à 15 $. Aucune plage horaire n’est réservée à ces clients « payants », assure Mme Blanchette : « Jusqu’à 12 % des rendez-vous sont annulés chaque jour. Le système capte ces annulations et les offre sur le Web », explique-t-elle.


Si le service gratuit, par téléphone, a permis 500 000 consultations, Bonjour Santé ne veut pas révéler combien de personnes ont sorti leur carte de crédit pour obtenir un rendez-vous par l’entremise du service en ligne. « La solution gratuite est financée par la recherche optionnelle sur le Web, on prévoit atteindre la rentabilité d’ici quelques années », indique-t-elle.


D’autres compagnies offrent des services semblables et la formule prend de l’expansion. Or, Québec n’a pas encore décidé s’il fallait laisser le modèle s’étendre, alors que des CSSS utilisent ces services. À la RAMQ, on indique « analyser » le tout pour voir si la loi est respectée.


Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, attend l’avis de la RAMQ pour se prononcer, indique son attachée de presse, Ariane Lareau.


 
2 commentaires
  • Bernard Terreault - Abonné 12 mars 2013 10 h 19

    Dėgoûtant

    Tout le contraire de la clinique Pierre-Boucher, qui ėtait dėbordée, où on nous a simplement suggėré une autre clinique sur le Chemin de Chambly, où on a trēs bien accueilli ma conjointe et qui y ėté traitèe dans la journée.

  • François Bélanger Boisclair - Inscrit 12 mars 2013 12 h 56

    200$ de taxe santé pour ça

    Merci au PQ de ne pas avoir encore abolis la taxe santé. Aucune amélioration de service avec cette taxe et il faut encore payer pour avoir ce que l'Assurance maladie du Québec est supposé fournir sans-frais supplémentaire...