La Ville de Longueuil renonce à abattre les cerfs du parc Michel-Chartrand

Une demande a été déposée afin de «plutôt permettre le déplacement [des cerfs] vers un site autorisé».
Photo: Alexandre Shields Archives Le Devoir Une demande a été déposée afin de «plutôt permettre le déplacement [des cerfs] vers un site autorisé».

La Ville de Longueuil renonce à abattre les 15 cerfs de Virginie du parc Michel-Chartrand, a annoncé la mairesse Sylvie Parent par voie de communiqué lundi en soirée.

Une demande a été déposée auprès du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs afin de « plutôt permettre le déplacement [des cerfs] vers un site autorisé », a déclaré la mairesse.

Cette décision a été prise faisant suite à « la menace que pose aujourd’hui certaines personnes afin de nuire, voire contrecarrer la mise en œuvre de l’opération de contrôle ponctuelle de la population de cerfs dans le parc Michel-Chartrand », selon Mme Parent.

Le conseil municipal de Longueuil avait approuvé mardi dernier, dans un vote de 9 contre 5, l’abattage de 15 chevreuils qui fréquentent le parc Michel-Chartrand. Selon les autorités, le nombre trop élevé de cervidés met en péril la biodiversité animale et végétale dans ce parc, nuit à la régénérescence de la forêt et serait même nuisible à la santé des cerfs eux-mêmes.

Un permis d’abattage avait alors été délivré par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, et il est valide du 23 novembre au 4 décembre.

L’avocate Anne-France Goldwater, qui a donné son appui à l’organisme Sauvetage Animal Rescue qui tente de sauver les cervidés et propose de les relocaliser dans des refuges, a proposé lundi en journée l’idée de s’adresser aux tribunaux pour empêcher l’abattage des 15 cerfs du parc.