Le niveau de contamination toujours «préoccupant»

Depuis l’été dernier, la situation s’est dans l’ensemble quand même améliorée au dire des experts du ministère de l’Environnement. Dans leur rapport, ils jugent la qualité de l’eau «acceptable» de même que l’impact sur la faune aquatique et la faune terrestre.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Depuis l’été dernier, la situation s’est dans l’ensemble quand même améliorée au dire des experts du ministère de l’Environnement. Dans leur rapport, ils jugent la qualité de l’eau «acceptable» de même que l’impact sur la faune aquatique et la faune terrestre.

Du pétrole est encore présent en grande quantité dans certains secteurs de la rivière Chaudière près d’un an après la tragédie de Lac-Mégantic. Le nouveau ministre de l’Environnement, David Heurtel, a reconnu que la contamination demeure « préoccupante », mais que toutes les mesures continueront d’être prises pour caractériser les sédiments et déterminer quelle sera la meilleure méthode de nettoyage.

 

« Il est encore trop tôt pour estimer quand on aura un retour à la normale. Ce qu’on peut dire, c’est qu’au niveau de l’eau, on va continuer à mesurer les niveaux au moins jusqu’en septembre et on va ensuite réévaluer », a-t-il affirmé, lundi, lors du dévoilement du rapport du comité d’expert sur la contamination résiduelle de la rivière Chaudière à Sainte-Marie en Beauce.

 

Depuis l’été dernier, la situation s’est dans l’ensemble quand même améliorée au dire des experts du ministère de l’Environnement. Dans leur rapport, ils jugent la qualité de l’eau « acceptable » de même que l’impact sur la faune aquatique et la faune terrestre. Le biologiste du ministère David Berryman a expliqué que les produits chimiques, présents dans l’eau puisée pour la consommation humaine, ne dépassent pas les normes en vigueur. Le ministère affirme que les résidants des municipalités de Sainte-Marie, de Saint-Georges et de Lévis n’ont rien à craindre et que l’eau de la rivière Chaudière est bonne à boire. Cinq dépassements du niveau de contamination ont tout de même été enregistrés entre le 11 et le 13 avril lors de la crue printanière.

 

Les experts du ministère assurent que des tests sont effectués de façon régulière pour évaluer les risques. Ils reconnaissent qu’il y a toujours à certains endroits une contamination résiduelle qui demeure difficile à estimer avec certitude. Du pétrole est encore présent dans le fond de la rivière malgré toutes les mesures de confinement et de récupération prises à la suite du déversement de 100 000 litres de pétrole dans le lac Mégantic.

 

Crues dangereuses

 

Le responsable de Greenpeace Canada Patrick Bonin estime que les mesures prises par l’ancien gouvernement n’ont pas été suffisantes. Il appelle maintenant le gouvernement Couillard à procéder rapidement à la décontamination de la Chaudière « pour limiter l’exposition à laquelle font face les espèces et éviter un relargage de la pollution en cas d’inondation lors de grandes crues ».

 

Au cours de la prochaine année, le ministère s’engage à poursuivre son travail pour déterminer les tronçons de la rivière où le niveau de la contamination pose un risque pour l’écosystème, à documenter la toxicité des sédiments de la rivière et à assurer un suivi environnemental de la rivière.

 

Avec La Presse canadienne