Des océans vidés dans 30 ans?

Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, d’ici 2050 les océans seront entièrement exempts de leurs ressources halieutiques.
Photo: Jon Rawlinso / CC Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, d’ici 2050 les océans seront entièrement exempts de leurs ressources halieutiques.
Berceau de la vie sur terre, les océans sont à ce point malmenés par les assauts destructeurs de l’humanité qu’ils risquent d’être complètement vidés de leurs ressources d’ici à peine 30 ans.

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation calcule que 80 % des espèces de poissons sont soumises à des pressions de pêche si importantes qu’on les dit «pleinement exploitées». De ce nombre, près du tiers sont au stade de l’effondrement total. Ce qui fait dire au Programme des Nations unies pour l’environnement que d’ici 2050, les océans seront entièrement exempts de leurs ressources halieutiques.

Un grand péril

À cette pression qui s’exerce sur les pêcheries mondiales s’ajoutent les effets délétères de la contamination des poissons demeurant. Invité à mettre le poisson au menu au moins deux moins deux fois par semaine pour profiter des vertus des acides gras Oméga-3, le consommateur se heurte à une contradiction de taille: les contaminants s’accumulant dans la chaîne alimentaire atténuent carrément les bienfaits de la consommation du poisson.

Contaminés aux composés organiques persistants et aux métaux lourds, les poissons contiennent aussi des ignifuges, des substances qui peuvent altérer le système immunitaire et le développement du système nerveux, surtout chez les foetus et les enfants.

Les experts constatent en outre que les océans du globe sont devenus de véritables dépotoirs jonchés de divers débris de plastique. L’athlète québécoise Mylène Paquette, de retour d’une traversée de l’Océan Atlantique, affirme avoir vu tous les jours de son périple des déchets flottant dans les eaux.

«Il ne s’est pas passé une journée sans que je ne voie des déchets flotter autour de mon bateau», affirme Mylène Paquette.

À voir en vidéo

8 commentaires
  • Albert Labranche - Inscrit 2 mai 2014 18 h 38

    Question

    Je crois plus a des oceans vides que la fin fin du monde du GIEC. Il ne restera que des méduses.
    Que mangeront les bélugas?

    • Simon Chamberland - Inscrit 2 mai 2014 19 h 29

      Le GIEC n'a jamais annoncé la fin du monde. Peut-être auriez-vous intérêt à lire les documents du GIEC et non les critiques écrites par des négationnistes.

    • Jocelyne Lapierre - Inscrite 2 mai 2014 22 h 45

      Dites-moi, quelle est la différence entre des océans vides et la fin du monde?

  • Georges LeSueur - Inscrit 2 mai 2014 19 h 03

    De ma lucarne...

    Il est clair que la Terre, dans ses eaux et ses continents, ne reçoit pas la considération et le repect qui lui est du. L'humain en est le premier responsable.
    Or on sait que toute action reçoit en contrepartie, la conséquence directe qu'elle mérite.
    L'Humanité aura donc l'avenir qu'elle s'est forgé. Je ne serai plus là pour le constater, mais je regrette infiniment le sort des enfants de demain.
    On voudrait aller au paradis. Mais c'est la Terre qui est le paradis que nous n'avons pas su reconnaître.
    Les hyper riches, gavés de toutes les productions de la dernière technologie et campés dans des îlôts préservés et gardés par des surveillants armés n'en seront pas plus heureux pour autant.
    Les guerres, les exploitations éhontées, les injustices et les pollutions généralisées auront bientôt fait de la Terre un lieu d'expiation.
    Un seul espoir: Qu'un jour, la lucidité et la raison triomphent !
    Est-ce encore possible ?

    • Jocelyne Lapierre - Inscrite 2 mai 2014 22 h 44

      J'avoue tristement que je crois plus à la fin du monde qu'au jour où la lucidité et la raison triompheront.

  • Louis-Marie Poissant - Abonnée 2 mai 2014 19 h 42

    C'est une nouvelle, cela?

    Quand je suivais mon cours de maîtrise en environnement à l'UQAM, il y a un bail, vers 1995, c'était ce que nos conférenciers nous disaient: l'océan extra-côtier n'appartient à personne. Dans un monde de propriété absolue (1789 France et 1787 US), ce qui n'appartient à personne est le royaume du pillages absolu. Il me semble évident que c'était écrit dans le ciel depuis 1787, non? Je ne peux que constater les résultats des décisions prises il y a 200 ans, donc bien avant la naissance du capitalisme (qui lui date du 12e siecle au pif, Florence...).

  • Albert Labranche - Inscrit 2 mai 2014 22 h 18

    Le GIEC

    C'est vrai, il se rétracte graduellement. Toujours quelqu'un pour faire peur, pour controler.
    Mais le monde continue. L'impact des humains sur les changements climatiques est minime. Les changements naturels, oui.

  • Murray Henley - Inscrit 2 mai 2014 23 h 42

    Voilà un vrai problème environnemental

    L'épuisement des océans par la sur-pêche est un vrai problême d'environnement, alors que c'est l'épouvantail du climat a pris trop de place dans le discours public au cours des dernières décennies.

    La pression excessive sur les ressources des océans est d'ailleurs directement liée à la surpopulation croissante la Terre, le problèrme sous-jacent dont presque personne n'ose parler.

    La population mondiale était de 1 milliard d'individus en 1800, et atteint maintenant 7 milliards. Il n'est pas surprenant que nos ressources soient surexploitées et que notre environnement soit négativement affecté.

    D'une façon ou d'une autre, le système fermé que constitue la Terre va imposer une limite à la population humaine.