Vers de graves pénuries alimentaires

Le pergélisol pourrait commencer à fondre à partir d’un réchauffement du globe de 1,5°C.
Photo: Agence France-Presse Le pergélisol pourrait commencer à fondre à partir d’un réchauffement du globe de 1,5°C.

Au rythme où l’activité humaine bouleverse le climat de la planète, la hausse des températures risque de provoquer de graves pénuries alimentaires qui frapperont de plein fouet les plus démunis d’ici à peine deux à trois décennies, a prédit mercredi la Banque mondiale. Ce rapport est publié en même temps qu’une nouvelle étude démontrant que la fonte à venir du pergélisol aggravera encore davantage les changements climatiques.


Le constat du président de la Banque mondiale (BM), Jim Yong Kim, est sans appel : « Si le monde se réchauffe de 2 °C, ce qui pourrait arriver dans les vingt à trente prochaines années, cela se traduira par de vastes pénuries alimentaires, des vagues de chaleur sans précédent et des cyclones plus violents. »


L’institution, qui avait déjà sonné l’alerte sur le climat en novembre, confirme ainsi son scepticisme sur la capacité de la communauté internationale à freiner la hausse du thermomètre mondial à 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels, alors que la planète en est déjà à + 0,8 °C. De plus en plus d’organisations, dont la BM, prédisent d’ailleurs que l’inaction internationale nous conduit vers une hausse qui pourrait atteindre 4 °C dès 2060. L’Agence internationale de l’énergie évoque même une hausse de 5,3 °C d’ici la fin du siècle.


Mais déjà, avec le scénario à + 2 °C d’ici 2040, la BM avertit que l’Afrique verrait à terme sa production agricole totale reculer de 10 % d’ici à 2050, et environ 40 % de ses terres dédiées au maïs devenir « inutilisables » dans la décennie 2030. « Des températures extrêmes pourraient affecter les récoltes de riz, de blé, de maïs et d’autres cultures importantes et menacer la sécurité alimentaire » des pays pauvres, estime l’institution dans son nouveau rapport.


L’Afrique et l’Asie du Sud-Est seraient les premières victimes de ces pénuries de denrées essentielles à la survie, alors que leurs habitants « ne sont pas maîtres de la hausse de la température mondiale », a insisté le président de la BM. La part des populations en état de malnutrition risquerait par ailleurs de flamber « de 25 % à 90 % » en fonction des pays.


L’Asie du Sud et du Sud-Est serait aussi sous la menace d’autres « crises majeures ». Les inondations massives qui ont touché plus de 20 millions de personnes au Pakistan en 2010 pourraient devenir « monnaie courante », selon la BM. De violents épisodes de sécheresse pourraient également frapper l’Inde, tandis que la montée des eaux en Asie du Sud-Est, associée à des cyclones, pourrait se traduire par l’inondation d’une « grande partie » de Bangkok dans les années 2030, d’après le rapport.


En fin de compte, c’est tout l’objectif de réduction de la pauvreté extrême qui risque de pâtir de l’inaction de la communauté internationale. « Le changement climatique fait peser une menace fondamentale sur le développement économique et la lutte contre la pauvreté », a admis M. Kim mercredi.


La Banque mondiale, qui a doublé en un an ses investissements destinés à financer l’adaptation des pays aux changements climatiques (4,6 milliards de dollars en 2012), admet par ailleurs qu’elle doit elle aussi opérer un « changement radical » en cessant de financer des projets de développement émetteurs de CO2.


Les gouvernements déterminés à exploiter de nouvelles réserves pétrolières et gazières sur leur territoire - comme celui du Canada et du Québec - devraient aussi y penser à deux fois avant d’aller de l’avant, selon la Commission sur le climat de l’Australie. Dans un rapport publié lundi, elle a fait valoir qu’il faudrait laisser 80 % des réserves d’énergie fossile mondiales dans le sol. Sans quoi, c’est tout simplement « l’existence de notre société » qui est menacée.

 

Fonte du pergélisol


La situation est d’autant plus critique qu’une nouvelle étude britannique indique que le pergélisol devrait commencer à dégeler de façon durable d’ici 10 à 30 ans. Ce pergélisol représente un quart de la surface des terres dans l’hémisphère Nord. Au niveau mondial, il renferme pas moins de 1700 milliards de tonnes de carbone, soit environ le double du CO2 déjà présent dans l’atmosphère.


Selon des travaux menés par le Département des sciences de la terre de l’Université d’Oxford, le pergélisol pourrait commencer à fondre à partir d’un réchauffement du globe de 1,5 °C. Si cette matière organique gelée fond, elle relâche lentement tout le carbone qui y a été accumulé au fil des siècles.


Or, cet énorme apport de CO2 rejeté dans l’atmosphère n’a jusqu’à présent pas été pris en compte dans les projections sur le réchauffement climatique qui sont utilisées dans le cadre des négociations mondiales sur le climat. La communauté internationale s’est donné comme objectif de limiter le réchauffement à 2 °C et d’y parvenir en concluant un accord contraignant regroupant 190 États d’ici 2015. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, est d’ailleurs catégorique : il sera « bientôt trop tard » pour sauver la santé environnementale de la planète si les pays n’y parviennent pas.


Mais pour freiner la hausse du thermomètre, il faudrait que la concentration de CO2 plafonne entre 350 et 400 parties par million (ppm). Les prévisions des scientifiques indiquent que celle-ci devrait atteindre 450 ppm d’ici quelques décennies.


 

Avec l’Agence France-Presse

27 commentaires
  • Roland Guerre - Inscrit 20 juin 2013 03 h 36

    Une échéance proche

    L'évolution de notre flore, la disparition progressive des abeilles, des pollinisateurs, hâtera vraisemblablement l'échéance avancée par la Banque mondiale. Il est urgent que les citoyens accroissent leur ression sur les gouvernements qui peinent, d'une conférence environnement à l'autre, à adopter et mettre en oeuvre les solutions indispensables pour contrarier le processus climatique en cours.
    Il faut aussi développer les recherches sur les suites de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Quelles seront les conséquences de la contamination des milieux océaniques ?

    • Emmanuel Rousseau - Inscrit 20 juin 2013 07 h 36

      Effectivement, il presse de faire action. Nos gouvernements, majoritairement formés d'économistes, semblent incompétents à comprendre l'ampleur de la situation et agir.

      Il faudrait absolument en soulèvement majeur en occident. Malheureusement, la population, n'est pas assez bien informée et il reste encore trop de climato-sceptiques qui croient aux berlue des Duhaimes et cie. 97% de la communauté scientique croient au réchauffement (http://bit.ly/19Er9dU), une majorité de gens beaucoup plus compétents que vous et moi pour décider de la question s'accordent à dire qu'il y a urgence.

      Hého les médias, vous avez aussi un rôle à jouer!!

  • Yves Perron - Inscrit 20 juin 2013 06 h 47

    Les faux prophètes

    Comme la Banque Mondiale est devenu notre nouveau Dieu...Tous les dogmes qu'elle tente de nous imposer me rendent méfiant.
    La terre n'a jamais cessée de changer, elle se réchauffe, elle se refroidit, quelques fois elle s'est réchauffée à un endroit et elle s'est refroidie à L'autre. Tout ce que nous pouvont faire c'est de nous adapter comme nous avons toujours fait.
    Bien sur il ne faut pas se fermer les yeux mais de toutes façons, la nature reprends toujours ses droits et nous devront toujours nous adapter à elle.

    Moi les dogmes, les prophètes de malheur, les grands penseurs populaires me laissent indifférents car il suffit de retourner dans l'histoire pour voir ce que les mêmes individus nous prévoyaient comme catastrophes pour se rendre compte qu'ils ne sont que ça . Des prophètes de malheur qui aiment s'entendre penser...

    • Yvan Dutil - Inscrit 20 juin 2013 07 h 08

      Quel argumentaire basé sur rien. Portant, il y en eu plein de prédictions de catastrophes qui se sont réalisée parce que l'on a pas voulu écouter les prophètes de malheur. Le plus bel exemple est l'état des infrastructures au Québec dont le manque d'entretien a été dénoncé systématiquement par les ingénieurs. On a une situation similaire avec les navettes spatiales Challenger et Columbia. Le mur antitsunami de Fukushima qui était trop bas.

      Il suffit que le problème sur minimalement complexe pour que message soit rejeté du revers de la main plutôt que d'être pris en main.

    • Josée Lacourse - Abonnée 20 juin 2013 07 h 20

      Les prophètes n'ont jamais eu la capacité de faire de la science et de produire des bombes atomiques. Les études sur le climat ne sont pas faites par des prophètes, mais par des scientifiques dont il faut lire les travaux pour constater qu'il ne s'agit pas d'affirmations mais d'un travail de démonstration.

    • Reynald Du Berger - Inscrit 20 juin 2013 08 h 18

      "97% de la communauté scientique croient au réchauffement"... vous faites bien de dire "croient"... on est dans le domaine de la foi... comme je soulignais plus haut, la science a dérivé vers la religion. Je suis géologue et géophysicien. J'ai eu la chance d'être le témoin de la naissance de la tectonique des plaques au début des années'70- naguère la THÉORIE de la "dérive des continents" de Alfred Wegener . Pendant plus de 50 ans, le large "consensus" de géoscientifiques s'est obstiné à "croire" que Wegener avait tort. Wegener avait raison. Quand on a trouvé le "moteur" des plaques tectoniques, on était devant l'évidence , l'hypothèse de la dérive des continents est devenue la théorie prouvée, démontrée, incontestable de la tectonique des plaques. Quand on aura accepté que le soleil est le moteur du climat il en sera de même avec les changements climatiques, et on cessera d'accuser l'homme, ce terrible prédateur. Les données scientifiques publiées en revues avec comités de lectures s'accumulent et fragilisent de plus en plus ce géant aux pieds d'argiles qu'est l'HYPOTHÈSE du RCA. Quand on astreint des peuples a de telles mesures de réduction des GES aux conséquences graves, on a le fardeau de la preuve.

    • Reynald Du Berger - Inscrit 20 juin 2013 08 h 25

      "il y en eu plein de prédictions de catastrophes qui se sont réalisée parce que l'on a pas voulu écouter les prophètes de malheur."
      En effet, tous ces écrasements d'avions , ces comptes banquaires tombant à zéro, ces ordinateurs emballés... etc.. toutes ces catastrophes qui se sont produites à minuit le 31 décembre 1999 auraient pu être évités si seulement on avait écouté tous ces prophètes de malheur qui nous avaient pourtant avertis. Mea maxima culpa.

    • Yvan Dutil - Inscrit 20 juin 2013 09 h 59

      Monsieur Du Berger votre exemple de la tectonique des plaques est erroné. Wegener avait raison, mais n'avait pas les données expériementales suffisantes pour appuyer sa thèse. Les données définitive sont apparues avec l'interférométrie à très longue base vers le début des années 70 qui a permit de mesurer directement la dérive des continents. Je note en passant que la géophysique n'a commencé qu'à être une science à cette époque.

      Il n'y a donc aucune ressemblance avec la situation actuelle. En parlant de données, l'hypothèse que le Soleil est la cause du changement actuel est complétement infirmé par les observations, contrairement à ce que les climatoscpetiques continuent de propager comme desinformation. À l'opposé, il y a des montagnes d'observation diverses qui indiquent que les changements climatiques sont d'origine anthropique.

    • Patrick Lépine - Inscrit 20 juin 2013 10 h 23

      J'ai par contre une méthode absolument scientifique pour déterminer de la nocivité ou de la toxicité de certains gazs émis par nos moyens de transports envers l'homme et plusieurs créatures environnantes.

      Vous prenez une voiture grand publique au prix moyen régulier, vous la mettez dans un environnement propre à la tenue de tests scientifiques, c'est à dire dans un environnement clôt, vous la faite fonctionner avec un homme ou un cobaye à l'intérieur, et vous faites de la stricte observation sur ce qu'il va se passer...

    • Danielle - Inscrit 20 juin 2013 10 h 49

      Vraiment indifférent? On dirait pas à vous lire!!!!

    • François Robitaille - Inscrit 20 juin 2013 11 h 13

      @Yvan Dutil, je suis technicien en informatique et programeur junior, et je peux vous dire avec assurance que très peu de problèmes lié au passage à l'an 2000 seraient arrivé même sans intervention. 99,9% des actions n'ont été que de vérification, d'ajustements mineurs et de gars standby pour rien!

    • Yvan Dutil - Inscrit 20 juin 2013 11 h 59

      Monsieur Robitaille, j'ai vu d'autres sources qui disent exctement le contraire, surtout dans les vieux codes informatiques écrit dans des langages obscurs, mais encore utilisés dans des opérations critique. Cependant, il y a clair que le gros du travail était de la vérification. De même, la «préparation» du gouvernement canadien était totalement injustifiée.

    • Mathieu Massicotte - Inscrit 20 juin 2013 18 h 10

      Il n'y a aucun "langage obscur" en informatique, et encore moins lorsqu'il s'agit d'opérations dites "critiques". Le problème du bogue de l'an 2000 était simplement du au manque de vision des ingénieurs orginaux qui ont créé l'architecture des processeurs utilisés au tournant du siècle. Les instructions informatiques propres à un processeur sont généralement écrites en Assembleur (Assembly Language), un langage de bas niveau très proche du code machine qui est en fait le seul code natif à un processeur. Les ingénieurs responsable des architectures de processeurs utilisés jusqu'au tournant du siècle avaient omis de programmer une horloge qui comptait les années à 4 chiffres. La date était calculée à l'aide de 2 chiffres (99 pour 1999), avec comme conséquence qu'à l'arrivée de l'an 2000, les sytèmes informatiques se retrouvaient avec 00 comme année, ce qui peut être autant 1900 que 2000. On avait prédit des désastres énormes, des crashs de systèmes banquaires, des erreurs dans le calcul d'intérêts, des hypothèques bousillées.... De la poudre aux yeux. M. Robitaille a parfaitement raison, tout cela n'était que fumisterie...

      Le climat, par contre, ne se gère pas à l'aide de code machine. La menace est bien réelle et affirmer que tout cela n'est qu'interprétation est une insulte au travail acharné de la communauté scientifique et à l'honneteté intellectuelle en tant que tel. Il n'y a aucun doute que le climat se dérègle de plus en plus suite aux actions humaines, cela a été prouvé et reprouvé par 98% des études sur le sujet. D'affirmer le contraire est équivalent à se retrouver dans une maison en feu tout en se disant que toute cette fumée et cette chaleur sont "normales", le résultat d'un simple surplus de soleil.

    • Yvan Dutil - Inscrit 20 juin 2013 20 h 46

      Monsieur Massicotte, je suis d'Accords avec vous. De mémoire, il me semble que c'était surtout des logiciels écrit en COBOL servant à la gestion qui présentaient plus de risques. Ce ce que j'entendais pas langage obscur. Mais, comme vous dites, la grande majorité des logiciels ne présentaient pas de problème. Mais, il fallait tout de même vérifier. Plusieurs milliers de petits problème qui arrivent simultanément, cela peut faire un gros problème.

      Mais, comme vous dites, cela n'a rien à voir avec la question des changements climatiques.

  • Reynald Du Berger - Inscrit 20 juin 2013 06 h 52

    LA CULTURE DE LA PEUR

    Les données d'observation directes (thermométriques et satellitaires) depuis 1880 jusqu'à nos jours montrent un gradient de température positif entre 0,75 à 1degré celsius/siècle bien en deça des températures prédites par le GIEC dans ses modèles et par la Banque mondiale - qui devrait se contenter de parler d'économie plutôt que de science- Au moyen-âge - réchauffement médiéval- les Vikings cultivaient des jardins au groenlad , on était heureux, on batissait les cathédrales, on a fondé les premières universités. Peu de guerres, de famines ou d'épidémies. Les temps chauds sont donc souhaitables. Malheureusement, sur ce gardient de 1C/siècle se supperpose une oscillation multidécennale nord-atlantique d'une période d'environ 60 ans. Nous sommes en ce moment sur une crête de cette oscillation, de sorte que "si la tendance se maintient" , on se dirige vers un léger refroidissement global pour les 20 à 30 prochaines anéées. Après le réchauffement médiéval, on a connu le petit âge glaciaire qui s'est terminé vers la moitié du 19ième siècle. Donc retour normal et naturel vers des température légèrement plus élevées (1C/siècle et non pas les 3C ou 4C prédites per les modèles du GIEC). Il en est de même pour les scénarios du type "événements météorologiques extrêmes" qui ne deviennent absolument pas plus sévères ni abondants que par le passé. Même chose pour les élévations du niveau moyen des océans (18 à 59 cm de 1990 à 2100 selon la prédiction du GIEC en 2007 , en réalité 15 cm de 2010 à 2100 selo0n les marémètres et satellites) . Il n'y a donc pas et il n'y aura pas de "réfugiés du climat" . On m'a rapporté que des enfants du primaire et même de maternelle à qui on a raconté des scénarios catastrophes du genre de ceux propagés par la Banque mondiale font des cauchemars. Les épouvantails climato-alarmistes doivent donc cesser de faire peur aux enfants... et aux adultes lecteurs du Devoir. Il est dommage qu'une question qui aurait dû demeurer sur le terrain de la science,

    • Yvan Dutil - Inscrit 20 juin 2013 11 h 04

      Monsieur Du Berger, il faudrait revoir vos sources.

      Le niveau des mers monte de 3,3 mm/an. Donc de 2010 à 2100, cela fait 30 cm, par 15 cm au minimum.

      Prendre une base qui commen en 1880 ne sert qu'à diluer l'effet du CO2 qui augmente avec le temps. Depuis 1980, le taux de croissance est de 1,5 C/par siècle. De plus, si vous ajouter une oscillation d'un période de 60 ans sur une durée de 120 ans, vous allez automatiquement diminuer la pente de la tendance générale, car vous vous trouver à filter la seconde harmonique du dévellopement de Fourier. En tant que sismologue, vous devriez comprendre et accepter cet argument.

      Pour ce qui est de la récupération du petite âge glaciaire, cela ne fait pas de sens du point de vue de la thermodynamique.

    • Yvan Dutil - Inscrit 20 juin 2013 11 h 06

      J'oubliais. Les jardins du Groenland font partie de la mythologie climatosceptique. L'agriculture était très marginale même pendant l'optimum du Moyen-Âge.

    • France Marcotte - Inscrite 20 juin 2013 14 h 12

      Merci M.Dutil d'avoir pris le temps et la peine de répondre avec tant de brio à l'offensive exaspérante de M.Du Berger.

    • Mathieu Massicotte - Inscrit 20 juin 2013 18 h 13

      L'art du déni... pathétique.

  • Victoria - Inscrite 20 juin 2013 07 h 32

    Mea culpa ou dérision

    Ici dans notre coin de pays, loi et règlements ont été adoptées dans les années 70 afin de protéger notre environnement en disant vouloir protéger également la population.
    1) Comment cette législation a été appliquée par les petits gouvernements? …la question est d’actualité en considération aux révélations actuelles.
    2) A-t-elle été bien appliquée ? ... les comités ont été multipliés et voilà le résultat.
    ...on avance à reculons!

  • Richard Laroche - Inscrit 20 juin 2013 08 h 46

    La pire des faims pour l'humain

    La pire des guerres ne provient pas d'idéaux ou de rêves de gloire, ni même de promesses de richesse et de prospérité. Ces sentiments propres à l'humain sont équilibrés par une morale qui lui est également propre. La fin ne justifie pas les moyens.

    La pire des guerres, c'est celle provoquée par le désespoir et le désastre. Quand l'homme est soumis aux fatalités de la nature, il redevient animal. C'est la faim qui justifie les moyens.