Commission parlementaire sur le mont Orford - SOS Orford veut protéger les terrains contre les promoteurs

Dans son mémoire présenté hier en commission parlementaire, SOS Orford demande à Québec de procéder «avec le projet de loi tel que présenté» à l'Assemblée nationale afin de réintégrer les terrains expropriés à l'intérieur du parc national et de «clore une fois pour toutes le dossier épineux du mont Orford».

La coalition estrienne insiste sur cet appui conditionnel, car elle craint que les promoteurs souhaitant lancer des projets immobiliers en bordure du parc ne saisissent l'occasion de la commission parlementaire faite dans le cadre du projet de loi 90 pour obtenir le feu vert pour leurs projets.

Ce dernier projet de loi a été présenté par le gouvernement Charest afin de réintégrer dans le parc national les 459 ha qu'il avait privatisés par le projet de loi 23 pour y permettre la construction de plusieurs centaines de logements. L'opposition a été telle à travers tout le Québec qu'elle a forcé le gouvernement Charest à mettre fin à la loi et à respecter le voeu des élites régionales, qui ont fini par se ranger derrière l'idée de réintégrer les terrains expropriés dans le patrimoine public.

Pour SOS Orford, si des promoteurs veulent obtenir la permission de construire des liens aériens, comme des chaises ou des télécabines, entre leurs projets immobiliers et la station de ski ou le golf du parc, ils doivent suivre la procédure qui s'applique aux parcs. Ils devront ainsi suivre les indications qui s'appliquent à tout projet situé à l'intérieur ou en bordure d'un parc national, des obligations consignées dans la loi et les règlements afin d'en évaluer méticuleusement tous les impacts.

La coalition SOS Orford, créée dans le sillage du mouvement de privatisation, se dit maintenant entièrement d'accord avec le projet de loi présenté par la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, à condition qu'on n'y fasse aucune nouvelle ouverture aux promoteurs, comme certains membres du gouvernement l'ont laissé entendre récemment.

D'autre part, la coalition estime qu'il faut garder la station de ski et le golf ouverts en raison de leurs différents avantages économiques, touristiques et sociaux. De la même façon, la coalition encourage Québec à doubler la superficie du parc parce que la région, très privatisée, ne compte que 2 % de son territoire en aires protégées.

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