Les cégeps se préparent à une rentrée en présence et sans distanciation

Le port du masque sera obligatoire en tout temps dans les cégeps et les universités, y compris dans les salles de classe,
Photo: Stéphanie Marin La Presse canadienne Le port du masque sera obligatoire en tout temps dans les cégeps et les universités, y compris dans les salles de classe,

Après une année et demie d’enseignement virtuel, les 12 cégeps de Montréal se préparent à une rentrée en présence et sans distanciation malgré la quatrième vague de COVID-19 qui semble prendre forme.

« On a hâte de retrouver un environnement pédagogique plus vivant et plus stimulant, mais nous ne baissons pas la garde pour autant face au virus », a souligné mercredi Nathalie Vallée, directrice générale du collège Ahuntsic. Elle est présidente du Regroupement des cégeps de Montréal.

Le port du masque sera obligatoire en tout temps dans les cégeps et les universités, y compris dans les salles de classe, a annoncé mardi le premier ministre François Legault. Ce dernier a aussi encouragé les étudiants et le personnel à se faire vacciner même si la mesure n’est pas obligatoire à l’heure actuelle. Le passeport vaccinal pour les enseignants et d’autres catégories de personnel de l’État sera discuté en commission parlementaire la semaine prochaine.

Les 12 cégeps de Montréal offriront des cliniques de vaccination au cours des prochaines semaines dans l’espoir d’empêcher la propagation de la COVID-19 sur les campus. « On ne veut pas revenir à l’enseignement en ligne. On va tout mettre en œuvre pour rester en présence », a précisé Diane Gauvin, directrice du collège Dawson, un des trois cégeps anglophones de l’île de Montréal.

De l’aide pour les nouveaux

Les cégeps ont mis en place des mesures pour accompagner les nouveaux étudiants, qui ont vu la fin de leur parcours au secondaire chamboulée par la pandémie. L’année dernière s’est faite principalement en alternance en troisième, quatrième et cinquième secondaire — une journée sur deux à l’école —, les examens du ministère ont été annulés et seuls les « savoirs essentiels » ont été enseignés.

Le collège Ahuntsic, par exemple, a créé un Bureau des étudiants de première année qui offre les services d’une technicienne en éducation spécialisée et d’une orthopédagogue pour aider les élèves en difficulté.

Les exigences pédagogiques resteront toutefois les mêmes pour que les diplômes gardent leur valeur, explique Nathalie Vallée. « Est-ce qu’on va niveler par le bas ? La réponse est non. On va accompagner les étudiants pour qu’ils puissent atteindre les compétences requises pour avoir leur diplôme », dit-elle.

Enfin en classe

Les cégépiens de deuxième année auront sans doute aussi besoin de trouver leurs repères : leur cinquième année au secondaire a été amputée par le début de la pandémie, au printemps 2020, et leur première année de cégep s’est déroulée presque entièrement à distance, sauf pour les laboratoires et les cours pratiques.

« J’ai vraiment hâte de voir à quoi ressemble une session de cégep en personne », dit Élisabeth Sanscartier, étudiante de deuxième année en science de la santé au cégep Gérald-Godin, dans l’ouest de l’île, et présidente de l’Association étudiante de l’établissement.

Elle s’attend à ce que la demande soit forte pour de l’aide pédagogique ou psychologique, tant pour les étudiants de première année que pour les plus anciens. « Les gens craignent le nouveau variant et le retour de l’école en ligne. C’est beaucoup d’adaptation pour les étudiants », dit-elle.

Élisabeth Sanscartier a hâte de reprendre les activités parascolaires et les sports qui font partie des joies du cégep. Musique, impro, tennis, vélo, boxe, elle énumère tout ce qui viendra mettre du piquant dans son année collégiale. Les cégépiens qui veulent s’inscrire aux sports et aux activités parascolaires devront toutefois avoir leurs deux doses de vaccin contre la COVID-19, a décrété la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, sur la recommandation de la Santé publique.

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