Onze journées de grève pour les employés de soutien du SCFP

Le milieu de l’éducation a été fortement perturbé la semaine dernière par le mouvement de grève.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Le milieu de l’éducation a été fortement perturbé la semaine dernière par le mouvement de grève.

Au tour des employés de soutien du milieu de l’éducation, membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), d’entrer dans la danse.

Le SCFP, affilié à la FTQ, a annoncé dimanche que ces syndiqués tiendront en mai et en juin 11 journées de grève dans 18 centres de services scolaires, commissions scolaires et cégeps situés dans l’ensemble du Québec.

Ce sont les membres des régions de l’Abitibi-Témiscamingue et de la Baie-James qui ouvriront le bal dès la semaine prochaine. Comme nombre de leurs collègues appartenant à d’autres syndicats, ils veulent démontrer leur mécontentement à l’endroit de Québec.

Le syndicat reproche au gouvernement de ne pas avoir modifié ses offres salariales depuis le début des négociations. Il affirme que l’augmentation proposée ne dépasse pas les 5 % sur trois ans, et non les 8 % annoncés par le gouvernement.

« Lors de son point de presse le 2 mai dernier, le premier ministre François Legault n’a fait que répéter l’offre de 5 % sur 3 ans de 2019, avec 3 % en montant forfaitaire qui ne s’ajoute toutefois pas au salaire et n’est versé qu’en une seule fois », peut-on lire dans le communiqué du SCFP.

Le milieu de l’éducation a été fortement perturbé la semaine dernière par le mouvement de grève.

Jeudi, trois fédérations de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) au niveau collégial ont débrayé : celle des enseignants de cégep, celle des employés de soutien de l’enseignement supérieur et celle des professionnels.

De plus, le Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB), affilié à la FTQ, a vu lui aussi des milliers de ses membres, du personnel de soutien, débrayer dans les écoles.

Deux jours auparavant, ce sont les plus de 15 000 membres des syndicats d’enseignants de cégep affiliés à la CSN qui avaient cessé le travail pendant 48 heures.

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