Les membres de la CSQ en éducation prêts à faire 5 jours de grève

La Centrale des syndicats du Québec compte 125 000 membres dans le milieu de l’éducation, répartis entre le préscolaire, le primaire, le secondaire, le collégial, la formation professionnelle et l’éducation des adultes.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir La Centrale des syndicats du Québec compte 125 000 membres dans le milieu de l’éducation, répartis entre le préscolaire, le primaire, le secondaire, le collégial, la formation professionnelle et l’éducation des adultes.

Mécontents de l’évolution des négociations pour le renouvellement des conventions collectives avec Québec, les membres de la CSQ dans le milieu de l’éducation ont voté à 73 % en faveur d’un mandat de cinq journées de grève.

La Centrale des syndicats du Québec compte 125 000 membres dans le milieu de l’éducation parmi ses 200 000 membres. Ils sont répartis entre le préscolaire, le primaire, le secondaire, le collégial, la formation professionnelle et l’éducation des adultes. Ils sont enseignants, employés de soutien et professionnels de l’éducation (psychologues, orthophonistes et autres).

Le mandat qui a fait l’objet de la consultation en est un de l’« équivalent » de cinq journées de grève. Les cinq journées pourraient donc être prises séparément, de façon consécutive ou même par demi-journées.

La décision sur le quand et le comment du déclenchement de la grève n’a pas encore été prise par le conseil général de négociation, a indiqué la présidente de la CSQ, Sonia Ethier, en conférence de presse lundi.

Mme Ethier et les présidents des fédérations des niveaux primaire, secondaire et collégial ont assuré que leur volonté n’était pas de faire la grève, mais bien de conclure une entente avec le gouvernement du Québec, alors que les négociations durent depuis un an.

Malgré le contexte de la pandémie de la COVID-19 et de l’enseignement à distance, dans bien des cas, Mme Ethier croit que le public appuiera les enseignants, les professionnels et les employés de soutien.

« C’est vrai qu’il n’y a jamais de bon moment pour faire la grève ; on est tous conscients de ça ici. »

Selon elle, la population comprend que les réseaux comme ceux de l’éducation et de l’enseignement supérieur doivent être « forts et solides » et que cela passe par une amélioration des conditions de travail et de soutien des enseignants.

« La grève, c’est un moyen ultime. Et quand on est rendu là, c’est parce qu’on a essayé tous les autres moyens et que le gouvernement fait la sourde oreille à nos demandes », a lancé Mme Ethier.

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