Apple présente un nouvel iMac et retrouve ses couleurs

Deux des nouveaux iMac présentés mardi.
Photo: Apple Deux des nouveaux iMac présentés mardi.

Le marché de l’informatique personnelle est un des grands bénéficiaires de la hausse de popularité du télétravail. Tous ces gens qui ont ressenti le besoin de dépoussiérer et de moderniser leur bureau à la maison depuis un an ont ranimé l’éternelle rivalité entre les fabricants de PC, Microsoft en tête, et l’unique fabricant du Mac, Apple. Ce dernier a d’ailleurs utilisé sa première conférence de 2021 pour présenter de nouveaux iMac et iPad qui renouent avec les racines de la marque californienne.

On attribue au lancement du baladeur iPod en 2001 la renaissance d’Apple, qui lui permet d’être aujourd’hui la société ayant la plus importante valeur à la Bourse américaine. Mais c’est pourtant les iMac tout en couleur présentés en 1998 par un Steve Jobs nouvellement revenu à la tête de l’entreprise qui ont amorcé cette renaissance.

C’est au tour de l’actuel p.-d.g., Tim Cook, de tenter à nouveau le coup 23 ans plus tard, en présentant lors d’une conférence virtuelle un nouvel iMac offert en sept couleurs et de nouvelles tablettes iPad Pro animées par un processeur maison qui s’avère aussi performant que la mécanique d’un ordinateur portable.

Le retour du iMac en couleur

Le moment de ce lancement n’a pas été choisi au hasard : après près de dix ans d’une croissance anémique, le marché des ordinateurs personnels est revigoré par une pandémie qui a multiplié par cinq la part des travailleurs qui œuvrent de la maison, plutôt que du bureau. Ceux-ci ont senti le besoin de mettre à jour leur équipement.

Après Microsoft la semaine dernière et avant Samsung la semaine prochaine, Apple devait tenter la grande séduction pour se distinguer. Résultat : un nouvel iMac de 24 pouces vendu à partir de 1700 $, à la fois plus ludique et plus performant, qui hérite d’une mécanique s’apparentant à celle des MacBook présentés l’automne dernier, mais avec beaucoup plus de pixels à l’écran et une webcaméra pleine haute définition. Il semble bien adapté aux exigences du télétravail, fait remarquer l’analyste américain Avi Greengart. « Apple prend enfin au sérieux l’importance de la webcaméra comme élément central du nouveau mode de vie hybride des travailleurs et des étudiants », note-t-il.

La même logique vaut pour les tablettes iPad Pro présentées au même moment : leur écran tactile et leur fiche technique rehaussée, qui comprend le même processeur M1 que l’iMac, une sortie Thunderbolt accroissant leur compatibilité avec des périphériques externes (dont un moniteur) et une connexion aux réseaux 5G, témoignent de la volonté d’Apple « d’en faire les ordinateurs à écran tactile les plus polyvalents » sur le marché, ajoute M. Greengart.

Rien ne se perd…

En plus de retrouver des éléments de son passé, Apple souhaite aider ses clients à retrouver leurs clés, leur sac de travail, ou tout autre objet facile à égarer, à l’aide d’un petit accessoire connecté appelé AirTag. Plus tôt ce printemps, Samsung a aussi lancé un produit similaire. Tous deux ont le malheur de n’être compatibles qu’avec des produits de la même marque.

Grâce à une combinaison de protocoles sans fil, ces accessoires peuvent indiquer à une application mobile leur position exacte dans le monde, dans votre maison ou même dans les fentes entre les coussins du divan du salon. Une tierce personne qui retrouve un AirTag n’a qu’à l’approcher de son iPhone pour alerter son propriétaire original de sa localisation sans mettre en péril la confidentialité de la vie des utilisateurs.

À 40 $ pièce, Apple présente ses AirTag comme des porte-clés connectés qui sont aussi un petit accessoire de mode pour les consommateurs qui aiment afficher leur fidélité à une marque donnée.

Un sentiment d’appartenance qui, dans le cas des fidèles d’Apple, demeure assez élevé et qui permet à la marque à la pomme de retrouver dans son passé une inspiration pour ses produits à venir.

À voir en vidéo: