Semblant de vie normale à Las Vegas et à New York

Roxane Léouzon
Photo: Roxane Léouzon Le Devoir Roxane Léouzon

Pour cette série, Le Devoir vous fait entrer dans les coulisses de grands reportages de ses journalistes en 2021. Cette année, Roxane Léouzon et Clémence Pavic se sont envolées vers Las Vegas et New York, deux villes qui se réveillaient grâce à des allégements sanitaires.

Au début du mois de juin, Le Devoir s’est envolé en direction de Las Vegas et de New York, deux villes qui se réveillaient après avoir vu leur économie être dévastée et leur population souffriren raison de la pandémie de COVID-19.

Pour prendre l’avion vers les États-Unis, accéder à certaines installations et rentrer au Canada, nos journalistes ont dû se soumettre à de lourdes et coûteuses mesures sanitaires. Au total, notre journaliste Roxane Léouzon, envoyée à Las Vegas, a dû passer cinq tests de dépistage, dont deux dans des cliniques américaines. Nos journalistes ont terminé leur voyage par deux semaines de quarantaine obligatoire à domicile, précédées de journées de confinement obligatoires à l’hôtel à Montréal.

À Las Vegas, le contraste était toutefois frappant, effrayant même, avec la prudence toujours en vigueur au Québec. Encouragée par la baisse des cas de COVID-19 et l’avancée de la vaccination, l’insouciance était le mot d’ordre dans la ville du divertissement. La distanciation n’était plus requise et le masque était porté par une minorité de touristes, malgré les foules compactes. C’était un moment unique, puisque la ville avait été désertée pendant de longs mois.

Quelques semaines plus tard, les cas de COVID-19 commençaient à remonter au Nevada. Depuis 14 jours, le comté de Clark, où se trouve Las Vegas, compte une moyenne de 664 infections par jour. Malgré tout, des festivités du Nouvel An sont prévues, notamment des feux d’artifice, des spectacles et des partys.

Dans la Grosse Pomme, notre journaliste Clémence Pavic a constaté que le printemps avait fait son œuvre. La plupart des restrictions sanitaires avaient été levées quelques semaines avant notre passage. Si l’iconique place Times Square n’était pas pleine à craquer, elle était tout de même occupée, tout comme les restaurants. Plusieurs touristes munis de leur perche à égoportrait étaient au rendez-vous. La plupart d’entre eux venaient des États-Unis, mais d’autres venaient de plus loin pour avoir accès au vaccin — comme Amaury Hernandez et Carolina Fandino, un couple de Colombiens rencontré à l’hôtel.

Cette remontée du nombre de touristes a eu l’effet d’un petit baume pour l’économie de la mégalopole, durement touchée par les restrictions de voyage à l’international. Mais New York a aussi été frappée d’un autre phénomène : ses habitants ont goûté au télétravail et ses tours de bureaux ont été désertées. Les travailleurs reviennent progressivement, mais la ville pourrait bien être transformée à jamais.



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