Le premier Sommet sur le rapprochement des francophonies tombe à point

En plein débat de société sur la détérioration du français et la modernisation de la Loi sur les langues officielles, le premier Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes tombe à point.
Photo: Justin Tang La Presse canadienne En plein débat de société sur la détérioration du français et la modernisation de la Loi sur les langues officielles, le premier Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes tombe à point.

En plein débat de société sur la détérioration du français et la modernisation de la Loi sur les langues officielles, le premier Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes tombe à point.

L’événement, organisé par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) et le gouvernement du Québec, se tiendra du 12 au 17 juin en mode virtuel, pandémie de COVID-19 oblige. Le sommet vise à actualiser la relation entre les Canadiens francophones.

« Depuis les fameuses rencontres des années 1960, on n’a pas eu de rencontre aussi importante que celle du Sommet, a expliqué en entrevue le président de la FCFA, Jean Johnson. On veut mobiliser l’ensemble de la société civile francophone dans une conversation qui met la table pour de nouvelles relations. »

Selon M. Johnson, l’intention n’est pas ici de donner une « impression de résultat », mais bien « d’explorer l’opportunité d’apprendre à se connaître ». Il présidera aux côtés de la ministre provinciale responsable de la Francophonie canadienne, Sonia LeBel, une série de conférences et d’ateliers qui porteront entre autres sur l’histoire du français en sol canadien et les perspectives pour la pérennité de la langue.

Récemment, le projet de Loi sur la langue officielle et commune du Québec et la modernisation de la Loi sur les langues officielles au Canada ont été au cœur de l’actualité.

« Nos communautés sont encore présentes et enrichies par une diversité culturelle grâce à l’immigration francophone partout au Canada, mais on est en déclin par rapport au poids démographique, a nuancé M. Johnson. C’est ce que nous voulons contrer avec nos interventions et actions politiques. »

Parmi les principaux objectifs cités par le président de la FCFA à moyen ou long terme, il souhaite notamment renouveler une entente entre sa fédération et le gouvernement québécois, et une augmentation des investissements de Québec dans les communautés minoritaires francophones.

Bien qu’il soit d’accord avec le principe de la modernisation de la Loi sur les langues officielles, M. Johnson croit que le Conseil du Trésor devrait en être responsable.

« Il n’y aura pas de modernisation si on ne donne pas la responsabilité à une agence qui en est capable. Actuellement, Patrimoine Canada n’a pas d’autorité sur les autres, tandis que le Conseil du Trésor a une responsabilité transversale sur toutes les institutions au gouvernement fédéral. »

Le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes sera l’occasion de « tracer un sentier sur lequel se lancer » pour permettre la « continuité des dialogues » entre le Québec et le reste du Canada francophone. Une tâche complexe, selon M. Johnson.

« On voit un grand souci par rapport à la baisse du français dans la Belle Province. Sur ce point-là, il y a besoin d’un rapprochement pour avoir un dialogue. Qui sait, peut-être que nos communautés vont être capables d’apporter quelque chose à la société civile et au gouvernement du Québec sur comment contrer la baisse du français ? »

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