«Il faut que ça cesse», dit la famille de Rebekah Harry

Les proches de Rebekah Harry ont lancé un cri du cœur à leur sortie du palais de justice dans le but de mettre fin au fléau de la violence conjugale.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les proches de Rebekah Harry ont lancé un cri du cœur à leur sortie du palais de justice dans le but de mettre fin au fléau de la violence conjugale.

La sécurité des victimes de violence conjugale doit devenir une priorité, a martelé mercredi la famille de Rebekah Harry. Un mois après la mort de la femme qui aurait été battue par son ex, trois autres féminicides se sont ajoutés au funeste bilan du Québec.

« Il faut vraiment que ça cesse. Il y a trois femmes de plus [qui sont décédées] depuis la mort de ma sœur », a déploré Teddy Frenette, le frère de Rebekah Harry. Les proches de la femme de 29 ans ont lancé un cri du cœur à leur sortie du palais de justice de Montréal dans le but de mettre fin au fléau de la violence conjugale.

Le meurtrier allégué, Brandon McIntyre, était de retour devant le tribunal mercredi. Il est accusé du meurtre de Rebekah Harry, qui est décédée après avoir été hospitalisée pendant plusieurs jours. L’homme fait également face à une accusation de voies de fait sur une deuxième plaignante dont l’identité est protégée par le tribunal.

« Il ne faut pas juste en parler, il faut trouver des solutions parce que ça commence à un jeune âge. On va faire des plans, on va continuer à en parler et on va essayer de provoquer un changement », a indiqué M. Frenette.

« Il a tué ma fille pour rien »

En larmes, entouré d’une de ses filles, le père de Rebekah Harry a promis de tout faire pour que son nom ne tombe pas dans l’oubli. « Il a tué ma fille pour rien », a lancé Ian Harry. « C’était une femme intelligente et aimante […] elle faisait de bonnes choses pour lui et il l’a tué. »

La famille promet de continuer sa mobilisation pour sensibiliser les Québécois. « En ce moment, nous essayons de créer une plateforme à son nom pour sensibiliser la population à la violence conjugale », a mentionné Sarah-Lisa Harry, une sœur de la victime. « On va s’assurer de faire en sorte que la conversation sur la violence conjugale ne s’éteigne pas », a-t-elle ajouté.

Des centaines de personnes avaient d’ailleurs défilé dans les rues du centre-ville de Montréal au début du mois pour rendre hommage à la femme.

Rebekah Harry est la septième femme à être victime d’un féminicide. Depuis, trois autres femmes ont perdu la vie dans un contexte de violence conjugale.

Le dossier de Brandon  McIntyre reviendra devant le tribunal le 20 mai. Quatre nouvelles accusations concernant des bris de conditions, survenus dans une cause antérieure au meurtre allégué, sont venues alourdir le dossier de l’accusé.

À voir en vidéo