La Commission des droits de la personne enquêtera sur le décès d’une fillette à Laval

La police de Laval considère toujours la mort de l’enfant comme suspecte.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir La police de Laval considère toujours la mort de l’enfant comme suspecte.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse lance une enquête de sa propre initiative sur le décès de la fillette de Laval, trouvée morte au domicile familial de la rue Boutillier à Laval dimanche après-midi.

« L’enquête déclenchée par la Commission vise à déterminer si les droits de l’enfant dont la situation avait fait l’objet d’un signalement à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de Laval ont été respectés et [à] éviter qu’une telle situation se reproduise », écrit la CDPDJ dans un communiqué de presse rendu public mardi.

« Au terme de son enquête, si elle a raison de croire que les droits de l’enfant ont été lésés, la Commission fera des recommandations à toutes les instances concernées, selon les constats », ajoute-t-elle.

L’enquête n’est pas publique et la CDPDJ ne fera donc aucun commentaire à ce sujet.

Ce n’est pas la première fois que la Commission entreprend une enquête de sa propre initiative à la suite de drames impliquant des enfants. En octobre dernier, une telle enquête avait été ouverte à la suite du décès de deux enfants à Wendake.

Contacté par Le Devoir mardi, le CISSS de Laval, qui répond pour la DPJ, n’a pu confirmer que la fillette afghane de sept ans était connue de ses services. « En raison de l’enquête policière, il est impossible pour le CISSS d’émettre un commentaire dans ce dossier », a répondu Marie-Ève Despatie, du service des communications.

En attente de l’autopsie

De son côté, la police de Laval attendait toujours mardi les résultats de l’autopsie pour déterminer la cause exacte de la mort de l’enfant, considérée comme une mort suspecte.

Les enquêteurs ont pour leur part terminé leur travail dans la maison où la jeune victime a été trouvée dimanche après-midi. « Ils ont fini de faire la scène avec l’identité judiciaire », précise Stéphanie Beshara, agente de communication au service de police de la ville de Laval.

Rappelons que six personnes étaient sur les lieux lorsque les services d’urgence ont été appelés par la famille dimanche pour rapporter que l’enfant était inanimée. Sa mort a été constatée à l’hôpital. Les membres de la famille afghane ont été rencontrés par les policiers à titre de témoins et ont été relocalisés le temps que l’équipe de l’identité judiciaire refasse la scène dans la maison. L’enquête suit son cours.

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