En chiffres: le télétravail plaît aux Québécois

Bon nombre de Québécois ont découvert avec la pandémie les joies et les frustrations du télétravail. Six mois plus tard, la pratique a la cote.
Photo: Olivier Douliery Agence France-Presse Bon nombre de Québécois ont découvert avec la pandémie les joies et les frustrations du télétravail. Six mois plus tard, la pratique a la cote.

La pandémie a retenu à la maison bon nombre de Québécois, qui ont découvert les joies et les frustrations du télétravail. Six mois plus tard, la pratique a la cote, suggère un récent sondage sur les perceptions entourant cette nouvelle réalité de l’emploi à l'ère de la COVID-19. En voici l’essentiel.

59%

Selon le coup de sonde d’ADP Canada, une firme spécialisée en gestion de ressources humaines, tout près de six Québécois sur dix (59 %) préféreraient travailler à distance — du confort de leur maison ou de leur chalet — au moins trois jours par semaine. Au pays, ce pourcentage chute à 45 % auprès des travailleurs interrogés.

À la grandeur du Canada, le télétravail semble davantage charmer les jeunes. Chez les 18 à 34 ans, 61 % des répondants aimeraient travailler à distance au moins trois jours par semaine. Dans le cas des plus de 35 ans, ce pourcentage atteint 43 %.

47%

Moins d’un Québécois sur deux (47 %) a renoué avec son lieu de travail, quitté pour beaucoup dans la hâte au mois de mars. Un portrait similaire à celui qu’on retrouve en Ontario (46 %), mais qui est bien en deçà de celui des provinces de l’Atlantique (67 %). Pour l’ensemble des Canadiens, le pourcentage s’élève à 53 %.

Les Québécois sondés sont peu séduits par l’idée de retrouver leur lieu de travail. Seulement 14 % d’entre eux ont indiqué avoir hâte d’y retourner. Un taux en chute libre comparé à celui du mois de mai, qui s’établissait à 33 %.

14%
En télétravail depuis plusieurs mois, 14 % des Québécois s’avouent anxieux à l’idée de regagner leur bureau prochainement et 18 % s’y opposent même catégoriquement. Toutefois, la peur de contracter la COVID-19 ne semble pas être le frein principal à ce retour puisqu’une vaste majorité des répondants (87 %) se disent convaincus que leur employeur a tout mis en œuvre pour les protéger contre le virus. C’est davantage qu’en avril (77 %).

64%
Le télétravail pourrait-il réduire les chances de faire avancer sa carrière ou de décrocher une promotion ? Quelque 64 % des Québécois sondés croient que non : les chances sont les mêmes que s’ils étaient physiquement au boulot. C’est un niveau d’optimisme plus élevé que la moyenne canadienne (45 %).

Méthodologie

Le sondage d’ADP Canada a été mené en ligne entre le 10 et le 20 août dernier, auprès de 1538 Canadiens occupant un emploi à temps plein ou à temps partiel. Des employés, mais aussi des gestionnaires ont été questionnés. La marge d’erreur maximale est de plus ou moins 2,4 %, et ce, 19 fois sur 20.