Visé par des allégations d’inconduite, le président de Juripop démissionne

Le président et fondateur de l'organisme Juripop, Me Marc-Antoine Cloutier, quitte ses fonctions. Il en a fait l'annonce vendredi par la publication d'une déclaration selon laquelle il dit avoir été visé par une allégation d'inconduite à caractère sexuel qu'il nie catégoriquement.

Dans une brève réponse transmise par courriel, la conseillère en communication de la firme TACT, Véronique Blais, confirme que Juripop a récemment été informé «de gestes à connotation sexuelle non consensuels qui auraient été posés il y a quelques années» par Me Cloutier.

Une situation que le conseil d'administration a prise « avec beaucoup de sérieux », assure-t-on. Juripop tient à préciser que les faits allégués ne se seraient pas déroulés dans le cadre d'une activité de l'organisme.

Dans sa propre déclaration, Marc-Antoine Cloutier dit avoir été « informé d’une allégation d’inconduite » le concernant, mais qu'aucune plainte n'aurait été déposée contre lui.

« Je nie tout geste inapproprié. Je n’ai rien à me reprocher et j’affirme avoir respecté le principe et la pratique du consentement et je continuerai de défendre ces valeurs qui me sont chères », écrit-il.

« Une grande partie de ma vie militante a été consacrée à l’égalité homme-femme. J’espère de tout coeur que Juripop pourra continuer de protéger les victimes d’abus et de gestes criminels », poursuit Me Cloutier.

Il dit avoir quitté son poste immédiatement dans le but de « protéger la réputation de Juripop dont la cause principale, l’accès à la justice, est la cause de [sa] vie ».

En plus de favoriser l'accès à la justice, Juripop s'était lancée dans un volet pour combattre le harcèlement au travail et les violences sexuelles.

On ne connaît pas la nature des allégations ni l'identité de la victime alléguée qui ne serait pas une employée de Juripop ou une avocate liée à l'organisme.

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