La menace d’une crue printanière préoccupe le maire de Gatineau

L'an dernier, Gatineau avait été durement touchée par les inondations printanières.
Photo: Justin Tang La Presse canadienne L'an dernier, Gatineau avait été durement touchée par les inondations printanières.

La menace d’une nouvelle crue printanière préoccupe le maire de Gatineau en cette période de pandémie du nouveau coronavirus. Des sinistrés pourraient être davantage laissés à eux-mêmes.

« C’est une question qui m’obsède », a lâché en point de presse jeudi Maxime Pedneaud-Jobin. La Ville surveille ainsi de près les niveaux d’eau des rivières Gatineau et des Outaouais, a-t-il indiqué.

Pour rappel, la municipalité s’est retrouvée aux prises avec des inondations records deux fois en trois ans, soit en 2017 et l’an dernier. Le secteur de la Pointe-Gatineau a été particulièrement touché.

Le maire s’est toutefois voulu rassurant devant la presse. « Au moment où on se parle, les indicateurs sont plutôt positifs. On ne pense pas qu’on aura des inondations [cette année] », a-t-il insisté tout en précisant que la situation pouvait toujours changer.

Aide réduite ?

Québec a fait savoir en début de semaine qu’il ne permettrait pas l’ouverture de centres d’hébergement pour les sinistrés en cas de crue, afin d’éviter les risques de contamination à la COVID-19. « Nous demandons aux municipalités de prévoir des endroits, comme des hôtels ou résidences universitaires, pour accueillir leurs citoyens touchés », a écrit lundi sur sa page Facebook la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault.

Avec cette position du gouvernement et le combat qui doit être mené contre le virus, la Ville de Gatineau ne pourra déployer une aide similaire à celle de l’an dernier si des inondations surviennent, a reconnu le maire. « On ne fera pas de corvée pour faire des sacs de sable à 500 personnes dans un aréna », a-t-il illustré. Pas question non plus d’envoyer des masses de bénévoles dans les rues submergées.

Maxime Pedneaud-Jobin a donc exhorté les riverains à réfléchir dès maintenant où à un endroit où ils pourraient se reloger s’ils se retrouvaient les deux pieds dans l’eau. « Il faut qu’ils soient capables de compter sur leurs propres moyens », a résumé le maire gatinois, avant d’ajouter : « On va les aider, mais ça ne sera pas du tout du même ordre. »