François Sénécal formellement accusé du meurtre d’Océane Boyer

Le corps d'Océane Boyer avait été retrouvé mercredi dernier par un passant en bordure d’une voie publique à Brownsburg-Chatham, dans les Laurentides. Selon la Sûreté du Québec, son corps portait des marques de violence.
Photo: Guillaume Levasseur Archives Le Devoir Le corps d'Océane Boyer avait été retrouvé mercredi dernier par un passant en bordure d’une voie publique à Brownsburg-Chatham, dans les Laurentides. Selon la Sûreté du Québec, son corps portait des marques de violence.

François Sénécal, l’homme accusé du meurtre de la jeune Océane Boyer commis la semaine dernière, est revenu menotté devant le tribunal, mercredi matin, pour la suite des procédures criminelles intentées contre lui. L’homme de 51 ans est détenu depuis son arrestation jeudi dernier.

Il a été formellement accusé vendredi du meurtre au premier degré de l’adolescente de Lachute. Il s’agit de la plus grave accusation du Code criminel.

Il était un ami de la famille et connaissait Océane, âgée de 13 ans, depuis sa naissance.

Mercredi, menottes aux poignets et chaînes aux pieds, il a été emmené par des constables dans le box des accusés, dans une salle du palais de justice de Saint-Jérôme, habillé comme il l’était vendredi dernier.

Sa comparution mercredi n’a duré que quelques minutes. Il n’a pas jeté un seul regard dans la salle, où sa fille Alexandra se trouvait, ainsi que des membres de la famille de la jeune victime.

 

Les procédures criminelles en sont encore aux étapes préliminaires : la preuve n’a pas encore été complètement dévoilée à l’avocat de la défense, Me Simon Brisson-Dolci.

Mandats de perquisition

Mercredi, le procureur de la Couronne, Me Steve Baribeau, a demandé au juge Carol Richer, de la Cour du Québec, d’ordonner que soient remis à la défense divers mandats obtenus par les policiers pour effectuer des étapes de leur enquête et possiblement saisir de la preuve.

« Ces mandats-là étaient scellés [personne n’y avait accès] et le juge a ordonné l’ouverture de ces mandats pour que la défense puisse avoir accès aux motifs qui ont permis aux policiers d’exécuter ces mandats », a expliqué Me Baribeau aux journalistes.

Le procureur de la Couronne n’a pas voulu dévoiler la nature des mandats. Toutefois, il est fréquent pour la police d’obtenir des mandats de perquisition pour entrer chez quelqu’un et saisir de la preuve, dont un ordinateur pour fouiller son contenu, ou encore pour examiner un véhicule.

Le juge Richer a aussi interdit la publication de tout ce qui est contenu dans ces mandats : les médias ne peuvent donc pas le rapporter. François Sénécal devra revenir à nouveau devant le tribunal le 20 mars prochain.

Me Baribeau a précisé qu’il était trop tôt pour dire si d’autres accusations seront déposées.

Le corps de l’adolescente a été retrouvé mercredi dernier par un passant en bordure d’une voie publique à Brownsburg-Chatham, dans les Laurentides. Selon la Sûreté du Québec, son corps portait des marques de violence.