Maîtres de la vulgarisation

Hélène Roulot-Ganzmann Collaboration spéciale
Photo: iStock

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Depuis 1993, le concours de vulgarisation de la recherche invite les étudiants chercheurs à communiquer leurs travaux à un large public.​

Lauréate bande dessinée

Élise Bouchard , Université du Québec à Montréal

Élise Bouchard est ingénieure forestière. Elle s’intéresse grandement à l’écologie et au fonctionnement des écosystèmes. Sa maîtrise consiste à observer comment les caractéristiques des arbres se distribuent selon le climat, les sols et l’élévation.

Soucieuse de transmettre le savoir scientifique, elle vulgarise les sciences auprès des jeunes dans des écoles primaires, en plus de publier des articles de vulgarisation pour un public adulte dans un magazine de foresterie. Elle élargit maintenant ses outils avec une première : la conception d’une bande dessinée !

Lauréats bande dessinée

Mylène Legault, Jean-Nicolas Bourdon,

Université du Québec à Montréal

Jean-Nicolas Bourdon et Mylène Legault sont tous deux candidats au doctorat en philosophie, avec concentration en sciences cognitives. Réalisés en collaboration avec leur directeur, Pierre Poirier, leurs travaux ciblent l’inclusion de la neurodiversité dans les modèles standards de la cognition humaine.

Sensibilisés à la diffusion du savoir et à l’importance de la vulgarisation, ils commencent leur collaboration en avril 2018 par le lancement d’une bande dessinée hebdomadaire intitulée Aspigurl mettant en avant sur un ton humoristique le quotidien des personnes autistes.

Lauréat texte

Rémi Tavon , Université de Sherbrooke

Fort des expertises en urbanisme et accessibilité universelle de sa codirectrice de maîtrise, Lynda Bellalite, et de celles en intelligence artificielle de son directeur, Yacine Bouroubi, Rémi Tavon s’intéresse à un domaine nouveau pour ses études supérieures, celui de la géomatique.

Depuis un an, Rémi tente de détecter des fissures et autres défauts de structure sur les trottoirs à partir de photos urbaines. Son objectif est double : mieux orienter des usagers en fauteuil roulant dans leurs déplacements urbains et outiller les villes dans la planification de leurs travaux de réfection.

Lauréate texte

Alexandra Schilte , Université du Québec à Montréal

Abandonner sa vie sédentaire pour se faire nomade est un phénomène social de plus en plus remarqué. En d’autres mots, « tout plaquer » (ou presque) pour partir à l’aventure, sans billet de retour. Et qui plus est, choisir de raconter cette aventure sur Internet.

Ce nouveau nomadisme, purement volontaire et commandé par la recherche du plaisir et de l’épanouissement personnel, passionne Alexandra Schilte. Elle s’intéresse notamment aux nouveaux rapports au travail, à la technologie, aux autres et à la figure de l’étranger, aux notions de temps et d’espace, et aux questions relatives à la construction et à la présentation de soi. C’est d’ailleurs le sujet de son texte lauréat ainsi que le cœur de sa thèse en sociologie.