Le DPCP ne fait pas appel de la peine imposée à Michel Cadotte

Michel Cadotte entouré de ses deux avocats Elfriede Duclervil et Nicolas Welt.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Michel Cadotte entouré de ses deux avocats Elfriede Duclervil et Nicolas Welt.

La peine de prison de deux ans moins un jour imposée à Michel Cadotte, qui a étouffé son épouse atteinte d’alzheimer, ne sera pas portée en appel par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

« À la suite d’un examen rigoureux effectué par des procureurs d’expérience en matière d’appel, le DPCP a pris la décision de ne pas porter en appel la décision [de la juge Hélène Di Salvo] », a indiqué mardi Jean-Pascal Boucher, porte-parole du DPCP.

Michel Cadotte a été condamné à une peine de deux ans et 204 jours d’emprisonnement pour l’homicide involontaire de son épouse Jocelyne Lizotte. Le DPCP réclamait initialement une peine de huit ans de pénitencier.

La juge Di Salvo, qui présidait son procès, avait par ailleurs tenu compte des 205 jours de détention préventive de l’accusé, ce qui lui permet de purger sa peine dans une prison provinciale plutôt que dans un pénitencier fédéral.

L’homme de 58 ans, qui a été l’aidant naturel de sa femme pendant près de 10 ans, avait avoué l’avoir étouffée avec un oreiller en février 2017 pour mettre fin à ses souffrances.

La Couronne réclamait une condamnation de meurtre au deuxième degré, mais le jury s’est rangé du côté de la défense, qui a plaidé que l’état d’esprit de M. Cadotte était perturbé par une dépression majeure lorsqu’il a mis fin aux jours de Mme Lizotte. L’homme de 58 ans a été reconnu coupable d’homicide involontaire en février dernier.