La circulation reprend progressivement sur le fleuve Saint-Laurent

<p>Le blocage total de la circulation sur le fleuve Saint-Laurent, qui est survenu plus tôt cette semaine, était un phénomène exceptionnel.</p>
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

Le blocage total de la circulation sur le fleuve Saint-Laurent, qui est survenu plus tôt cette semaine, était un phénomène exceptionnel.

La circulation a repris timidement sur le fleuve Saint-Laurent, samedi matin.

Le trafic a pu redémarrer sur la voie navigable majeure dans la foulée du démantèlement d’un important embâcle qui bloquait totalement le trafic depuis mardi après-midi.

Cet amoncellement de glace flottante avait d’abord été détecté à la hauteur de Sorel-Tracy. Puis, il s’était déplacé pour se retrouver entre l’île des Barques et Yamachiche.

À la suite de la destruction de l’embâcle, trois bateaux sont successivement partis de Montréal en matinée.

Jointe par La Presse canadienne en fin d’avant-midi, la gestionnaire nationale par intérim du programme de déglaçage et des opérations arctiques pour la Garde côtière canadienne, Isabelle Pelchat, a soutenu que d’autres navires partiraient fort probablement de la métropole d’ici à la fin de la journée.

Optimiste, Mme Pelchat a indiqué qu’il devrait y avoir d’autres départs, à moins qu’il n’y ait un changement de conditions sur le fleuve, ce qui semble peu probable, selon elle.

Dans un premier temps, la priorité va continuer d’être accordée aux bateaux quittant la métropole en direction du golfe du Saint-Laurent. Éventuellement, les départs à partir de Trois-Rivières et des Escoumins pourraient également être autorisés.

Le blocage total de la circulation sur le fleuve Saint-Laurent, qui est survenu plus tôt cette semaine, était un phénomène exceptionnel.

« C’est sûr qu’avec le froid intense, il y a eu une grosse production de glace. Cependant, avoir besoin d’interrompre la navigation complètement, c’est assez rare », a expliqué Mme Pelchat.

« Ça s’est passé quatre fois depuis 1993 », a-t-elle ajouté.

Isabelle Pelchat a précisé que le nécessaire était fait pour que ce scénario ne se reproduise pas de sitôt.

« Pour l’instant, trois brise-glaces sont sur place. Ils sont là pour s’assurer que les transits se passent bien. Ils pourront être utilisés en cas de besoin », a-t-elle mentionné.