5 mythes sur la crise migratoire

Marie-Hélène Alarie Collaboration spéciale
Un discours polarisé entretient les préjugés envers les migrants.
Photo: Kyle Glenn Unsplash Un discours polarisé entretient les préjugés envers les migrants.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Un discours polarisé entretient les préjugés envers les migrants. « Il est rare que les citoyens aient accès à un discours et à une discussion raisonnables sur la question, et c’est cette lacune que notre organisme veut combler », déclare Élisabeth Desgranges, animatrice pour la région de l’Est-du-Québec chez Développement et Paix.

« Dans le contexte mondial actuel où on assiste à la montée de groupes identitaires et où certaines voix portent davantage, il existe aussi une contrepartie où des gens se prononcent pour l’accueil des migrants », ajoute-t-elle en soulignant qu’on entend beaucoup parler des Syriens ou des Rohingyas, mais moins des autres migrants forcés qui eux, sont obligés de migrer à l’intérieur même de leur pays et qui ne demanderont jamais de statut de réfugiés : « les causes profondes de ces migrations ne sont pas toujours la guerre ou la répression, mais parfois les grands projets de développement ou les changements climatiques, et on tente d’apporter aussi cette vision élargie du problème », précise l’animatrice.

Pour se faire entendre, Développement et Paix a choisi les campagnes de sensibilisation, dont des capsules vidéo. « Nous sommes présents sur les réseaux sociaux et nos 10 000 membres canadiens participent à des ateliers où ils trouvent des outils pour aborder le sujet dans leur milieu», explique Élisabeth Desgranges.

Illustration: Source: Développement et Paix. Montage: Le Devoir