Procès sur le drame de Lac-Mégantic: le jury dit être dans une impasse

Dans la nuit du 6 juillet 2013, un train rempli de pétrole déraillait et explosait dans le centre-ville de Lac-Mégantic, tuant 47 personnes.
Photo: Pierre Lahoud Dans la nuit du 6 juillet 2013, un train rempli de pétrole déraillait et explosait dans le centre-ville de Lac-Mégantic, tuant 47 personnes.

Sherbrooke — Au procès de Lac-Mégantic, le juge a exhorté les jurés à essayer une fois de plus de rendre des verdicts unanimes, après que ceux-ci lui eurent dit mardi après-midi être dans une impasse quant à la détermination de la culpabilité des trois accusés.

Lors de la sixième journée de délibérations, le juge Gaétan Dumas, de la Cour supérieure, a dit aux huit hommes et quatre femmes que, s’ils n’arrivaient pas à s’entendre sur des verdicts, cela ne porterait pas ombrage à tout leur travail, du moment qu’ils ont réellement essayé.

Il leur a toutefois demandé d’essayer encore, et le jury entamera sa septième journée de délibérations mercredi. « La loi me donne le pouvoir de dissoudre le jury s’il apparaît que de vous garder plus longtemps serait inutile. Ce pouvoir ne peut être utilisé à la légère ni prématurément », a dit le magistrat.

« Voulez-vous essayer, s’il vous plaît, une fois de plus, d’en arriver à un verdict ? Il s’agit du moment pour chacun d’entre vous de réfléchir encore à la preuve et de voir comment, en écoutant attentivement les autres et en réfléchissant ensemble, vous pouvez en arriver à une entente. »

Le juge avait lu plus tôt dans la salle de cour une lettre des jurés dans laquelle ils lui demandaient ce qui allait arriver s’ils étaient incapables de s’entendre sur des verdicts unanimes.

« Nous sommes dans l’impasse. Qu’arrive-t-il si nous ne pouvons en arriver à une décision unanime ? » disait la lettre lue par le juge.

Lundi, les jurés ont envoyé leur première lettre au juge pour lui demander un dictionnaire afin de clarifier les concepts de « doute raisonnable » et de « personne raisonnable ». Le juge a refusé leur requête.

Les trois accusés dans cette affaire — le chef de train Thomas Harding, le contrôleur ferroviaire Richard Labrie et le directeur des opérations de la Montreal Maine and Atlantic (MMA) au Québec, Jean Demaître — ont plaidé non coupables aux accusations de négligence criminelle qui ont été portées contre eux.

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