Un sanctuaire chrétien incendié par des extrémistes juifs rouvre

L’atrium de l’église a rouvert après une messe en présence du cardinal de Cologne, Rainer Woelki.
Photo: Jack Guez Agence France-Presse L’atrium de l’église a rouvert après une messe en présence du cardinal de Cologne, Rainer Woelki.

Tabgha — Le sanctuaire de Tabgha, haut lieu du christianisme en Terre sainte, endommagé il y a 20 mois par un incendie commis par des juifs extrémistes, a rouvert dimanche, a constaté un photographe de l’AFP.

Deux pièces du complexe, site présumé où le Christ aurait accompli le miracle de la multiplication des pains, avaient été ravagées par un incendie survenu en juin 2015. L’église de la Multiplication des pains sur la rive nord-ouest du lac de Tibériade au nord d’Israël n’avait elle-même pas été atteinte.

L’État d’Israël est profondément déterminé à faire respecter la liberté religieuse de toutes les religions

L’atrium de l’église a rouvert après une messe en présence de dignitaires chrétiens et de donateurs, dont le cardinal de Cologne, Rainer Woelki.

« Après huit mois de travaux, l’atrium et l’entrée de l’église de la Multiplication sont enfin accessibles aux visiteurs du monde entier », s’est félicité Heinz Thiel, secrétaire général de l’Association allemande de la Terre sainte, propriétaire de l’église.

Les travaux de rénovation ont coûté environ 950 000 euros (1,32 million de dollars canadiens), l’État d’Israël ayant fourni 370 000 euros (514 000 $), selon un communiqué de l’Assemblée des églises catholiques de Terre sainte.

« La dernière fois que nous étions ici, nous regardions les murs brûlés et recouverts de graffitis haineux », a noté le président israélien, Reuven Rivlin, qui a participé dimanche à une réunion interconfessionnelle sur le site.

« L’État d’Israël est profondément déterminé à faire respecter la liberté religieuse de toutes les religions et de tous les croyants », a-t-il affirmé. « La haine ne vaincra pas », a-t-il encore dit, en ajoutant, selon un communiqué de son bureau, « nous sommes tous égaux devant Dieu et devant la loi ».

Trois juifs extrémistes avaient été inculpés par la justice pour cet acte commis par
« haine envers le christianisme ». Aucune condamnation n’a été prononcée à ce jour.

Depuis des années, des activistes d’extrême droite ou des colons se livrent en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés, invoquant le « prix à payer », à des agressions et à des actes de vandalisme contre des Palestiniens, des Arabes israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens, ou même l’armée israélienne.