Une occasion à saisir pour la paix au Sri Lanka

Photo: Jacques Grenier Le Devoir Stéphane Dion

Le message de tolérance au cœur de l’ordre du jour international du gouvernement Trudeau est mis à l’épreuve dans l’un des pays les plus meurtris sur le plan des relations interculturelles, le Sri Lanka. Le niveau de réussite du réengagement du Canada au Sri Lanka, confirmé le mois dernier lors d’une visite du ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, aura des impacts politiques au pays pour le gouvernement libéral dans les prochaines années. La raison en est que le Canada Est le pays d’adoption de centaines de milliers de Tamouls, du groupe minoritaire sri-lankais ayant lutté contre le gouvernement à majorité cingalaise durant une guerre civile de 26 ans s’étant terminée par une dernière vague sanglante en mai 2009. Dans la foulée de la fin de la guerre civile, le précédent gouvernement conservateur du Canada avait diminué les relations du pays avec le gouvernement du Sri Lanka alors que les Tamouls faisaient toujours face à la persécution. Le gouvernement sri-lankais refusait de lancer une enquête indépendante sur les allégations de crimes de guerre par son armée et par des rebelles tamouls en 2009 malgré des pressions à l’échelle internationale.