Le concile orthodoxe appelle à défendre les chrétiens

Athènes — Les chefs des Églises orthodoxes réunis à Chypre pour un concile inédit depuis un millénaire, mais marqué par l’absence du patriarche russe, ont appelé dimanche à la protection des minorités chrétiennes « persécutées » au Proche-Orient.

« L’Église orthodoxe est particulièrement préoccupée par la situation des chrétiens et des autres minorités ethniques et religieuses persécutées au Proche-Orient », ont souligné les prélats orthodoxes dans une déclaration à l’issue de ce concile, sans précédent depuis le schisme historique de 1054 entre Rome et Constantinople.

Les Églises orthodoxes appellent « les gouvernements de cette région à protéger les populations chrétiennes — orthodoxes, chrétiens orientaux et autres chrétiens — qui ont survécu dans le berceau du christianisme », selon cette déclaration rendue publique à l’issue d’une semaine de travaux à La Canée.

Le concile, qui était censé sceller l’unité des Églises chrétiennes orthodoxes du monde entier, a été marqué par l’absence du patriarche russe Kirill, dont l’Église représente, avec quelque 130 millions de membres, la moitié de la population orthodoxe mondiale, qui compte un total de quelque 250 millions de fidèles.

Outre le chef de l’Église russe, étaient absents, le primat d’Antioche et ceux de Bulgarie et de Géorgie, considérés comme proches de Moscou.