France - Un sanctuaire des Hautes-Alpes reconnu comme lieu de pèlerinage

Notre-Dame du Laus, France — L'Église catholique a officiellement reconnu hier le sanctuaire Notre-Dame du Laus, dans les Alpes françaises, où la Vierge Marie serait apparue à une jeune bergère aux XVIIe et XVIIIe siècles, lors d'une messe en présence de milliers de fidèles.

«Je reconnais l'origine surnaturelle des apparitions et des faits vécus et relatés par Benoîte Rencurel, survenus entre 1664 et 1718», a déclaré l'évêque du diocèse de Gap et d'Embrun, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, lors d'un office auquel assistaient le nonce apostolique en France, Mgr Fortunato Baldelli, et plus de vingt cardinaux et évêques.

Plusieurs personnalités, parmi lesquelles le secrétaire d'État à l'aménagement du Territoire, Hubert Falco, venu à «titre privé», et le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, étaient également présentes.

«J'encourage les fidèles à venir prier et à se ressourcer spirituellement en ce sanctuaire», a ajouté Mgr di Falco en lisant le décret de reconnaissance officiel.

Cette procédure est rare puisque les dernières apparitions officiellement reconnues en France sont celles de Lourdes, il y a 146 ans.

Se fiant à la popularité du sanctuaire fréquenté chaque année par 120 000 pèlerins, l'église de Gap (Hautes-Alpes) n'avait jamais pris conscience de l'inexistence de cette formalité religieuse, pourtant nécessaire pour faire avancer le procès de béatification de Benoîte Rencurel actuellement en cours.

Depuis le XIXe siècle, l'Église a officiellement reconnu trois lieux d'apparitions de la Vierge en France: rue du Bac à Paris, Notre-Dame de la Salette en Isère (Alpes) et Lourdes.