La destruction de l’ancienne maison de Régis Labeaume devant les tribunaux

En février, «Le Devoir» avait découvert que l’ancienne résidence sur la rue Cap-au-Diable avait été détruite.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir En février, «Le Devoir» avait découvert que l’ancienne résidence sur la rue Cap-au-Diable avait été détruite.

Le dossier de l’ancienne maison du maire Régis Labeaume — une propriété patrimoniale détruite sans permis — se transporte devant les tribunaux.

La Ville de Québec a confirmé lundi avoir déposé deux constats d’infraction pénaux contre les propriétaires Yves Laperrière et Marleine Tremblay pour des travaux réalisés sans permis.

Rappelons qu’en février, Le Devoir avait découvert que la maison de la rue Cap-au-Diable avait été détruite. Située en haut de la falaise qui surplombe la promenade Samuel-de-Champlain, la résidence Paul-H. Bilodeau figurait pourtant au répertoire du patrimoine urbain de la municipalité. Elle ne fait pas l’objet d’un classement en tant que tel, mais sa valeur était jugée d’intérêt.

Les constats d’infraction ne portent toutefois pas directement sur la nature patrimoniale du bâtiment, mais sur l’interdiction d’effectuer des travaux en forte pente et la réalisation de travaux non autorisés, notamment la destruction du bâtiment.

Les propriétaires plaident de leur côté que des droits acquis leur permettent de reconstruire un bâtiment sur ce terrain fortement escarpé avec vue sur le fleuve.

Les deux parties doivent se retrouver en Cour supérieure à une date qui reste à déterminer.

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