Le transport collectif, un poids plume dans le budget de Lévis

« On commence vraiment à très, très bien se positionner », croit le maire, Gilles Lehouillier, qui insiste sur l’augmentation des sommes consenties au transport collectif observées depuis 2012.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir « On commence vraiment à très, très bien se positionner », croit le maire, Gilles Lehouillier, qui insiste sur l’augmentation des sommes consenties au transport collectif observées depuis 2012.

Dans son budget de 333 millions de dollars, la municipalité consacre seulement 13,3 millions au transport en commun.

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Une première opposition en quatre ans

Le dépôt du budget a marqué l’entrée en scène du seul élu de l’opposition au conseil municipal de Lévis. Après avoir été élu à 92 % et régné sans partage sur la Ville pendant 4 ans, Gilles Lehouillier avait devant lui un élu d’une autre formation que la sienne.

 

Serge Bonin a fustigé un manque d’informations qui l’ont empêché, selon lui, de prendre connaissance du budget et de rencontrer le vérificateur général.

 

« Je me sens, en tant qu’élu, exclu de la démarche », a avancé l’élu de l’opposition. « Je suis incapable de dire si la Ville est en bonne santé et en piètre état. »

 

Le ton a rapidement monté.

 

« Vous pouvez dire n’importe quoi mais il faut remettre ça dans le contexte », a répliqué M. Lehouillier, soulignant que le manque d’accessibilité du vérificateur général était dû à la pandémie.

 

Le maire a ensuite rabroué son opposant, l’accusant de ne pas avoir posé ses questions quand il en avait l’occasion et d’avoir voulu créer un effet de toge.

 

« Je comprends que vous vouliez faire votre show ce soir », a dit celui qui entame un troisième mandat. « Bon show, mais c’est complètement déphasé. »