Catherine Dorion veut lancer une lutte pan-québécoise contre le troisième lien

C’est tout le Québec qui doit se mobiliser contre le projet de tunnel entre Québec et Lévis, plaide la députée Catherine Dorion.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne C’est tout le Québec qui doit se mobiliser contre le projet de tunnel entre Québec et Lévis, plaide la députée Catherine Dorion.

C’est tout le Québec qui doit se mobiliser contre le projet de tunnel entre Québec et Lévis, plaide la députée Catherine Dorion qui souhaite lancer un mouvement «national» contre le projet similaire à celui opposé à GNL-Québec.

«On va faire de cet enjeu-là un enjeu national. Comme on a réussi avec GNL», plaide la députée solidaire. «On en veut pas de ce cadeau toxique-là. Presque la moitié des émissions de gaz à effet de serre (GES) au Québec sont dues au transport.»

Le troisième lien «va juste empirer» ces émissions en intensifiant l’étalement urbain, appréhende-t-elle. «C’est un projet énorme qui va coûter une beurrée et que nos enfants vont payer encore dans des générations et qui en plus est très mauvais dans la lutte aux changements climatiques.»

La députée de Taschereau a tenu ces propos jeudi, à la veille de son interpellation du ministre des Transports, François Bonnardel, à l’Assemblée nationale. Les élus de la Commission des Transports auront alors deux heures pour le questionner sur «l’absence de vision du gouvernement caquiste pour le développement du transport dans le Québec du 21e siècle», thème donné à la rencontre par la députée de Taschereau.

Pourquoi pas le REM ?

Selon Mme Dorion, en plus d’être trop coûteux, le projet n’a pas autant d’acceptabilité sociale que le prétend le gouvernement. «Même à Québec, c’est très controversé», dit-elle.

Pourquoi alors ne pas lancer un mouvement pan-québécois contre le REM de Montréal, qui lui aussi, est vertement critiqué ?

« Le REM est contesté, c’est vrai. Mais du point de vue des GES, il est beaucoup moins dommageable que le troisième lien», rétorque Mme Dorion. «On essaie de combattre les projets qui sont les pires».

Priorité du gouvernement caquiste, le projet de tunnel entre Québec et Lévis pourrait coûter près de 10 milliards $ selon les calculs du gouvernement.

Le projet a franchi une nouvelle étape, cette semaine, alors que le ministère des Transports a commandé une étude d’impact du projet de 2 millions $ au consortium SNCL-Englobe.

La dernière mouture du projet de tunnel relierait le centre-ville de Lévis aux secteurs d’Expo-Cité ou se trouve le Centre Vidéotron. Il sera constitué d’un tunnel de deux étages, comptant chacun trois voies de circulation, dont une réservée aux autobus électriques.

Québec Solidaire plaide que la seule façon de rendre ce projet acceptable serait d’en faire un tunnel réservé au transport en commun.

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