François Legault n’est pas en faveur d’une journée fériée pour honorer les nations autochtones

François Legault a répondu aux questions des journalistes peu après avoir reçu sa seconde dose de vaccin contre la COVID-19 au Stade olympique de Montréal.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne François Legault a répondu aux questions des journalistes peu après avoir reçu sa seconde dose de vaccin contre la COVID-19 au Stade olympique de Montréal.

Le premier ministre François Legault n’est pas en faveur de décréter un jour férié pour honorer les nations autochtones.

Il a été questionné à ce sujet lundi, qui est la journée nationale des peuples autochtones.

« On n’est pas en faveur d’ajouter des journées fériées pour quelque raison que ce soit au Québec », a-t-il déclaré, alors qu’il répondait aux questions des journalistes peu après avoir reçu sa seconde dose de vaccin au Stade olympique de Montréal.

Il estime qu’il y a déjà beaucoup de jours fériés dans la province, « toute proportion gardée ».

Les élus fédéraux ont récemment fait adopter une loi qui a notamment modifié le Code canadien du travail afin d’instituer un nouveau jour férié, soit la « Journée nationale de la vérité et de la réconciliation » qui sera observée chaque année le 30 septembre par le gouvernement fédéral et les lieux de travail de compétence fédérale.

M. Legault ne veut pas leur emboîter le pas. Par contre, il est d’accord pour souligner cette journée des peuples autochtones : il reconnaît qu’il y a encore « beaucoup de travail à faire » pour la réconciliation et afin de mettre fin au racisme.

« On a un plan, on est en train de le mettre en œuvre », a-t-il ajouté, précisant que son gouvernement a inauguré récemment une table politique pour faciliter les discussions entre l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) et le gouvernement du Québec. Celle-ci doit permettre aux différentes nations de participer à l’élaboration de politiques les concernant.

Dans « un monde idéal », le premier ministre Legault dit qu’il aimerait conclure des ententes avec chacune des 11 nations autochtones du Québec, comme le Québec l’a fait avec les Cris l’an dernier. Cette entente, d’une durée de 30 ans, a pour but d’assurer, entre autres choses, le développement économique du territoire cri.

« Ce n’est pas simple, mais moi, c’est ce que je vise. »

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