Le Québec passe «au travers de la troisième vague», dit Legault

Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne

Le premier ministre du Québec, François Legault, avait de bonnes nouvelles à annoncer mardi : non seulement le Québec est en train de « passer au travers de la troisième vague », mais cela laisse présager un meilleur été que l’an dernier, avec une présence plus limitée de la COVID-19.

« La situation va très bien, on s’en va vraiment dans la bonne direction, a déclaré M. Legault en point de presse. On est en train de passer au travers de la troisième vague. »

À compter de lundi, les mesures d’urgence pourront être levées dans la région de l’Outaouais ainsi que dans la région de Rimouski. Les écoles secondaires pourront dès lors rouvrir, tout comme les commerces jugés non essentiels. Le couvre-feu sera également reporté à 21 h 30.

La Santé publique est en outre sur le point d’autoriser le retour en zone orange des régions de Lanaudière, des Laurentides et de la Montérégie. « Ça s’en vient », a dit à ce sujet M. Legault.

Un été plus facile

« L’été s’en vient, ça s’annonce mieux que l’été passé, a aussi annoncé le premier ministre. On a la moitié moins d’hospitalisations qu’à la même date l’an passé et dix fois moins de décès que l’an passé, en plus de la campagne de vaccination. »

La Santé publique n’est toutefois pas encore prête à lever les couvre-feux ou à autoriser les terrasses des restaurants à rouvrir, a indiqué son directeur, Horacio Arruda. « Ce qui manque, c’est une circulation moins importante [du virus] comme telle, a-t-il dit. Mais ça s’en vient. »

Malgré des avis rassurants des Centers for Disease Control (CDC) aux États-Unis concernant les risques de contamination à l’extérieur, M. Arruda maintient que les Québécois doivent continuer de porter le masque dehors à certaines occasions. « On a quand même eu des cas de transmission à l’extérieur », a-t-il dit, en évoquant « quelques expériences d’éclosion notamment dans des parcs ».

Mardi, le New York Times rapportait que le CDC avait largement exagéré les risques de contracter la maladie à l’extérieur en l’estimant à moins de 10 %. Dans les faits, le risque serait sous la barre des 1 %, voire des 0,1 %.

Le Dr Arruda s’est en outre montré rassurant quant à la menace que représente pour le Québec le variant B.1.617, d’abord découvert en Inde. On ne recense que des « cas isolés » de ce variant et aucune éclosion, a-t-il souligné. Le variant le plus présent dans la population québécoise est celui issu du Royaume-Uni.

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