Legault veut protéger «le maximum» d’emplois chez Bombardier

Le premier ministre François Legault n’exclut pas d’accorder une aide financière à Bombardier.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Le premier ministre François Legault n’exclut pas d’accorder une aide financière à Bombardier.

Le premier ministre François Legault n’exclut pas d’accorder une aide financière à Bombardier. L’entreprise a annoncé jeudi qu’elle coupera 1600 emplois, dont plusieurs centaines au Québec.

« On va tout faire pour qu’on soit capable de protéger le maximum d’emplois, que Bombardier aéronautique soit la première à sortir [de la crise] et j’ai été très clair avec Pierre Beaudoin », a affirmé M. Legault qui a parlé au président de l’entreprise au cours des dernières semaines. « On parle quand même d’une entreprise qui a 9000, 10 000 emplois au Québec, c’est très, très important pour le Québec », a-t-il ajouté.

Il ne sera pas question toutefois de répéter l’action des libéraux qui avaient injecté 1,3 milliard de dollars dans le programme de la CSeries en 2016 par l’entremise d’Investissement Québec afin de venir en aide au fleuron québécois qui connaissait des difficultés financières. Cet investissement ne valait plus que 700 millions $ il y a un an, au moment où l’entreprise a cédé son bloc d’actions à Airbus et au gouvernement du Québec.

« Si jamais il y avait une transaction ou une aide pour Bombardier, ce serait avec des garanties et ça, la famille Beaudoin le sait très bien. Mais on va tout faire pour protéger le maximum d’emplois », a indiqué M. Legault. Il a toutefois reconnu que l’entreprise ne peut pas maintenir des emplois « alors qu’il s’achète moins d’avions actuellement » en raison de la pandémie.

Le premier ministre a indiqué que la transaction pour l’achat de la division ferroviaire de Bombardier par Alstom était « en train de se finaliser » et qu’elle allait « faire entrer beaucoup d’argent chez Bombardier ». Il a rappelé que la Caisse de dépôt et placement du Québec deviendra ainsi le plus important propriétaire d’Alstom et que le siège social nord-américain du géant français sera au Québec.

Avec La Presse canadienne

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