Québec donne plus de moyens à l’OQLF

De passage à Montréal, le ministre Simon Jolin-Barrette a détaillé toutes les mesures.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne De passage à Montréal, le ministre Simon Jolin-Barrette a détaillé toutes les mesures.

Parce que le français perd du terrain, Québec a annoncé une série de mesures pour donner plus de moyens à l’Office québécois de la langue française (OQLF), dont une nouvelle « équipe choc » dédiée à accompagner les petites entreprises.

Le ministre de la Justice, aussi responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, a détaillé lundi matin à Montréal toutes les mesures pour lesquelles une somme de 5 millions de dollars avait été octroyée dans le budget de mars dernier.

Ainsi, le budget de fonctionnement de l’Office passe de 25 à 30,8 millions. Cela permettra notamment d’ajouter trois nouveaux bureaux à Laval, Longueuil et Drummondville.

L’OQLF doit être plus présent sur le terrain, a déclaré le ministre, soulignant qu’il y aura désormais 11 bureaux au Québec. Il faut remonter aux années 1980 pour avoir vu l’ouverture d’un nouveau bureau, a-t-il ajouté.

Quant à l’embauche de quelque 50 employés supplémentaires, la majorité d’entre eux seront affectés à la métropole.

Le ministre a aussi expliqué que l’an dernier, près de 70 % des plaintes reçues visaient de petites entreprises de moins de 50 employés. C’est pourquoi une nouvelle équipe de travail est créée, avec des employés supplémentaires : il faut intervenir auprès de ces entreprises qui ont aussi l’obligation d’offrir des produits et des services en français, a-t-il déclaré.

Le nombre de plaintes les visant est « le signe qu’il est temps d’agir ».

En ce qui concerne l’affichage en français, quatre inspecteurs seront ajoutés (pour un total de huit), ainsi que sept conseillers à la surveillance.

M. Jolin-Barrette ne croit pas que ces mesures vont aliéner les citoyens anglophones du Québec. Il s’agit uniquement de valoriser la langue française, qui est un atout pour la province, dans le but d’assurer sa pérennité, dit-il.